transformé en habitation ultra-contemporaine à terminer, avec piscine et paraboles satellitaires
Situation
Dans le nord du Vaucluse, au cœur du massif forestier des Dentelles de Montmirail, à 722 m d’altitude, proche du point culminant des reliefs déchiquetés de la chaîne du Grand Travers, avec vue à 360° sur la vallée du Rhône, la Drôme, le mont Ventoux, les monts de Vaucluse et les Alpilles. La région, célèbre pour ses parois d’escalade et ses randonnées, l'est aussi pour son huile d'olive AOC, ses vins d'appellation côtes-du-rhône, ses truffes, sa nature préservée et son très riche patrimoine historique dont neuf MH civils ou religieux. Sablet, Gigondas, Beaumes-de-Venise, Vaison et Malaucène en sont les villages les plus réputés.
La propriété est à environ 15 min de Malaucène, 30 min de Carpentras, 40 min d’Orange (avec gare TGV), de l'A7 et l'A9, 1 h d'Avignon (avec gare TGV et aéroport) et 2 h de l'aéroport Marseille-Provence.
Description
L'ancien relais hertzien
Élevé de deux niveaux sous de vastes toits-terrasses en béton et sur un rez-de-jardin qui rattrape la déclivité du terrain, il a été construit en plusieurs volumes en léger quinconce. Il était uniquement voué à supporter deux couples de lourdes paraboles de transmission et les locaux techniques nécessaires à leur alimentation en énergie. Les quatre paraboles de transmission étaient solidement arrimées aux toits par un système de poutrelles en métal. Un couple recevait le faisceau venant de Lyon et l'autre le transmettait à Marseille. Dans les années 2000, après abandon de cette technologie devenue obsolète, les locaux ont été transformés à usage d'habitation, les paraboles démontées des toits-terrasses, à part un couple qui a été conservé à l'entrée de la propriété, à titre décoratif. Aujourd'hui, seuls le premier étage, accessible par un grand escalier extérieur, et le second étage sont habitables.Le rez-de-jardin
Ouvrant par une baie au sud-ouest mais occupant à peine le quart de la superficie totale du bâtiment, il doit être aménagé en totalité, y compris le sol, actuellement en terre battue, où affleure le rocher. Il sert à ce jour au stockage de matériaux et de machines (dont une bétonneuse prête à l'usage) et de caves.
Le premier étage
Le grand escalier extérieur en béton peint, qui rattrape la déclivité de la pente, aboutit à un double vestibule, le premier, extérieur, en forme de terrasse semi-couverte, étant séparé du second, intérieur, par une solide grille. Dès l'entrée, le parti pris ultra-contemporain des aménagements apparaît comme une réponse à la vastitude des volumes. L'âpreté du béton brut, omniprésent, est réchauffée par des murs teintés d'ocres sourds. Le bois brut, non poli, utilisé pour les portes, l'acier trempé noir des fenêtres, d'une rigueur minimaliste, et les lauzes des sols parachèvent l'impression d'un confort naturel très poussé. Le quinconce nord de ce niveau est dévolu aux locaux techniques, la récupération des eaux de pluie alimentant l'ensemble de l'habitation tandis que la gestion des panneaux solaires de la terrasse et d'autres équipements permettent une grande indépendance énergétique. La maison assure ainsi une vie en quasi-autarcie. Le quinconce sud est entièrement occupé par deux pièces seulement : une grande salle de séjour avec bibliothèque et une lumineuse cuisine prolongée par une immense terrasse extérieure, qui offre le sous-massif des Dentelles sarrasines comme point de mire particulièrement spectaculaire.
Le second étage
Trois immenses chambres et deux salles de bain au design avant-gardiste très personnalisé occupent ce niveau, dont le plancher, en dalles d'épicéa compressé vernis, a été posé sur la dalle de béton originelle. Toutes les proportions sont ici à l'échelle du lieu, teinté de souvenirs d'habitats méridionaux, en particulier dans les couleurs adoptées et les matériaux employés. Ainsi de solides contrevents d'une facture provençale traditionnelle, peints d'un vert olive très caractéristique, occultent les larges baies à double vitrage qui ont remplacé les ouvertures techniques austères de l'ancienne station. La vue depuis chaque chambre au sud et depuis chaque salle de bains au nord est proprement à couper le souffle.
La terrasse
Vaste et orientée à l'ouest, au sud et au nord, elle offre une alternative à celle de la cuisine, tournée vers le sud. Après le démontage des deux coupes de paraboles de transmission, la terrasse, où elles étaient arrimées, n'a pas été pas aménagée et a gardé l'architecture des poutrelles métalliques de soutènement d'origine.
Le terrain
Il s'étend sur 2 ha clos, autour et en contrebas de la crête contre laquelle la construction est érigée. Il est constitué d'épineux et, sur une restanque, d'une micro-culture de fourrage. Sa superficie peut presque paraître modeste au regard des paysages et du domaine forestier à perte de vue qui environnent la propriété. Ici, le mot "vis-à-vis" est inconnu et le terme "voisin" ne se décline pas à moins de 10 min en voiture. L'omniprésence de la nature triomphe sur les hauteurs provençales qui cernent les lieux.Ce que nous en pensons
Un "bout du monde" et un endroit dont l'accès se mérite, un havre de silence et un véritable "nid d'aigle", si le rapace dit "de Bonelli" ne l'occupait déjà quotidiennement. Posé à l'écart de la civilisation, mais paradoxalement conçu à l'origine pour faciliter les communications humaines, il offre tout le confort d'une habitation contemporaine dont chaque détail a été pensé, recherché et réalisé avec soin. Rien n'a été laissé au hasard, même si le travail est resté inachevé pour une infime partie. Maison familiale, restaurant panoramique, résidence d'artistes, lieu de ressourcement, à l'écart de toute pollution sonore ou visuelle : les usages ne manquent pas pour qui voudra les imaginer et les mettre en oeuvre.
Au pays où le ciel redevient plus ample que la terre, le coup de foudre est inévitable.
Référence 942581
| Surface cadastrale | 2 ha 28 a 90 ca |
| Surface du bâtiment principal | 305 m² |
| Nombre de chambres | 4 |
Voir le Diagnostic de Performance Energétique
NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.