Au sein d'un parc naturel régional, à la lisière d'un village typique de Provence,
un château multiséculaire et son jardin en restanques, unique en son genre
Manosque, ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE paca 04100 FR

Situation

À la lisière d'un village typique de Haute-Provence, au cœur d'un territoire touristique réputé pour ses paysages, ses villages, ses lacs, ses rivières, ses montagnes et ses champs de lavande, se découvre cette remarquable propriété constituée d'un château des XVIIe et XVIIIe siècles, de plusieurs dépendances et de jardins en terrasses dominant la vallée.
À environ 20 minutes de Manosque et à une heure de la gare TGV d'Aix-en-Provence, le domaine bénéficie d'une situation à la fois préservée et facilement accessible. Son environnement naturel, la richesse patrimoniale du territoire et son attractivité touristique en font un lieu particulièrement adapté à un projet d'accueil.

Description

Agrandi et remanié au fil des siècles, le château, à la frontière entre bastide provençale et demeure castrale, développe environ 520 m². Son architecture associe les matériaux et les écritures de différentes époques : pierre, brique, terre cuite et ardoise. Il comprend neuf chambres, plusieurs salles de réception et de vastes espaces de vie, dont certaines pièces bénéficient de larges ouvertures sur les jardins et la vallée.
Les dépendances, d’environ 490 m², prolongent naturellement le château : anciennes écuries, appartement indépendant, colombier aménagé et pavillon composent un ensemble particulièrement diversifié. Les anciennes écuries comprennent notamment une salle de réception de 146 m² et un appartement d’environ 130 m². L’ensemble totalise près de 959 m² intérieurs et 14 chambres.
Cette organisation, déjà structurée autour de chambres, d’espaces de réception et de logements indépendants, offre une configuration particulièrement intéressante pour un projet d’hôtellerie de charme avec restaurant. Les principaux volumes nécessaires à cette évolution existent déjà, permettant d’envisager un changement d’usage sans transformation radicale du domaine. Les espaces de réception, les dépendances, les jardins et la grande terrasse tournée vers la vallée pourraient ainsi constituer les composantes d’une adresse touristique à taille humaine, dans un secteur particulièrement recherché de Haute-Provence.
Les jardins en terrasses constituent l’un des éléments les plus remarquables de la propriété. Jardin à la française, roseraie, fontaines, bassin d’agrément et perspectives sur la vallée s’organisent autour du château. Leur caractère est encore renforcé par un exceptionnel ensemble hydraulique : onze bassins voûtés en enfilade, alimentés par une source réputée intarissable, dont l’eau se renouvelle continuellement. Une ressource en eau gratuite et exceptionnellement abondante, particulièrement précieuse en Provence.
Architecture, jardins, eau et paysage composent ainsi un ensemble rare, auquel sa situation au cœur d’un territoire touristique très fréquenté confère un potentiel tout particulier pour un projet d’accueil, d’hôtellerie et de restauration.

Le château

À l'entrée du domaine, un premier bâtiment de plan rectangulaire, tourné vers l'est et élevé de quatre niveaux, présente une façade principale à trois travées et une façade latérale à travée unique. Sa toiture, aujourd'hui en tuile mécanique, était originellement en tuile creuse à quatre pans coupés. Il est le premier édifice du domaine, construit au 17e. s. suivant un modèle de bastide, avec une entrée axiale par la façade principale, de larges baies cintrées séparées d'un niveau à l'autre par des bandeaux en saillie.
Au 18e s., l'édifice est agrandi de deux travées au sud afin d'y intégrer trois vastes salles de réception hautes de plafond. Ces nouveaux espaces sont reliés à l'escalier central par des demi-paliers.
Au 19e s., les baies de l'extension sont agrandies et occupent dès lors la majeure partie de sa façade. La brique utilisée pour leur encadrement tranche avec la couleur et la dureté de l'enduit en ciment. À la même époque, une tour d'angle à pans coupés, avec toiture en lauze et baies ogivales en brique à chacun de ses quatre niveaux, est ajoutée à l'angle nord-est du château.

Le rez-de-chaussée
L'entrée dans le château se fait par une grande porte en bois à deux vantaux, surmontée d'une imposte vitrée, qui dessert un vestibule avec tomettes hexagonales multicolores au sol, décor de faux marbre au mur et faux ciel à motifs végétaux au plafond. Il débouche sur l'escalier principal avec marches couvertes de tomettes en terre cuite, nez de marche en bois, rampe en fer forgé et fontaine décorative en marbre.
Une double porte en bois au sud donne accès à un salon qui ouvre par une large fenêtre, également en bois, sur la terrasse et son marronnier. Sa cheminée en marbre gris, ses moulures de plafond en plâtre et ses carreaux de ciment illustrent bien l'éclectisme esthétique du château.
La pièce est reliée par un passage en enfilade à une salle à manger au sol couvert de carreaux en terre cuite, aux murs à pierre vue jointoyés à la chaux et au plafond en brique avec poutrelles en fer. De l'autre côté du vestibule se situe la cuisine avec coin salle à manger, grande cheminée en plâtre et sol couvert de carreaux bruns en terre cuite ancienne.

Le premier étage
L'escalier principal de facture traditionnelle, que le bandeau en gypserie de son entablement rend unique, dessert les trois niveaux sur rez-de-chaussée. Un premier demi-niveau est constitué par une grande salle de réception au sol de tomettes hexagonales et aux murs blancs ; de là, quatre grandes baies en plein-cintre, qui occupent la quasi-totalité du mur, offrent une vue sur la terrasse et la vallée.
Le premier palier débouche sur trois chambres à coucher avec salles d'eau privatives, dont deux donnent à l'est en direction de la vallée. Dans l'ensemble des pièces, les sols sont couverts des mêmes tomettes hexagonales que celles de l'escalier, typiques du 19e s. Deux chambres intègrent des cheminées en marbre à trumeau, ornées de peintures, de dorures et de gypseries.

Le deuxième étage
Organisé en deux demi-niveaux, il est composé des mêmes pièces – trois chambres à coucher avec salles d'eau – et structuré suivant le même plan que le premier étage.

Le troisième étage
L'escalier dessert au dernier niveau du château trois chambres à coucher aux sols couverts de tomettes : une chambre principale d'environ 40 m² avec terrasse au nord, salle de bains et toilettes indépendantes ; une deuxième de 18 m² environ avec salle d'eau et toilettes indépendantes ; enfin, une troisième plus simple, d'environ 16 m².

Les dépendances

Au 18e s., la bastide est agrandie de deux travées au sud afin d'intégrer au château trois vastes salles de réception hautes de plafond. Ces nouveaux espaces sont reliés à l'escalier central par des demi-paliers. Les baies sont hautes et occupent la majeure partie de la façade. La brique utilisée pour leur encadrement tranche avec la couleur et la dureté de l'enduit en ciment.
Mitoyen de cette extension, un édifice agricole est bâti à la même époque plus au sud. Il est composé de cinq travées dont deux ouvertes généreusement, et construit dans les mêmes matériaux que le bâtiment de réception.
Accolé aux écuries, un pigeonnier a été édifié au 19e s., en retrait de la façade sud commune au château et aux deux bâtiments qui le prolongent. Il présente une façade largement percée de baies vitrées, séparées verticalement par des pilastres en brique, et marquée en son centre par un tympan triangulaire sommital.
Enfin, situé à l'entrée du domaine, un pavillon fut construit à la même époque que les écuries et en reprend le vocabulaire architectural et matériel. Il correspond historiquement à la maison du gardien.

Les écuries
Le bâtiment accolé d'une part au sud du château, d'autre part au colombier, correspond aux anciennes écuries et comprend aujourd’hui plusieurs espaces autonomes.
Un premier, au rez-de-chaussée, a été récemment rénové. Il présente des murs à pierre vue jointoyés à la chaux blanche, un sol à carreaux bruns et des voûtes sarrasines enduites. La pièce, de plus de 145 m², est éclairée par une grande porte-fenêtre en aluminium, surmontée d'une imposte vitrée, qui donne accès à la terrasse. Elle conserve les mangeoires historiques restaurées sur le mur sud et intègre une porte d'accès à la salle à manger du château au nord.
Au-dessus de cet espace, un appartement de 130 m² environ se développe sur deux niveaux, comprenant, au premier étage, un salon avec coin cuisine de près de 70 m² et, sous les combles, trois chambres à coucher d'une dizaine de mètres carrés, chacune accompagnée d'une salle de bains.
La troisième partie est constituée par la travée sud et reste entièrement à rénover aux deux niveaux où elle s’étend.

Le colombier
La dernière dépendance, où étaient anciennement élevés les pigeons du domaine, a été rénovée récemment à des fins de location. Le fronton triangulaire de sa façade principale est bordé par des pierres de taille et soutenu par des pilastres encastrés en brique. Les menuiseries en aluminium ont été peintes en bleu roi, de même que le portail d'accès à la cour privée, ce qui donne à l'ensemble un aspect contemporain, en contraste délibéré avec le reste de la façade du 18e s.
Il abrite aujourd'hui un appartement étendu sur trois niveaux de 20 m² chacun environ, percés de grandes baies vitrées tournées vers l'est et la vallée. Au rez-de-chaussée se trouve une chambre à coucher avec plancher en bois et accès à la cour via la porte d'entrée du bâtiment, à deux vantaux métalliques vitrés, avec imposte également vitrée ; au premier étage, une grande salle de bains carrelée accessible par un escalier en colimaçon, qui conduit aussi au deuxième étage, aménagé en salon carrelé et ouvert sur un jardin suspendu privatif – une terrasse avec soubassement en galet, rambarde en fer forgé et fontaine adossée au mur sud, qui rejoint la restanque haute grâce à un escalier sur limon en galet.

Le pavillon
Indépendant des autres bâtiments, il présente une cuisine, un salon/salle à manger et une salle d'eau au rez-de-chaussée, deux chambres à coucher de 10 et 20 m² environ au premier étage et une troisième pièce en rez-de-jardin, qui donne sur un jardin privatif.

Le jardin en terrasse et les prairies

La terrasse
Située sur la restanque haute, elle se déploie le long de la façade est, depuis le portail d'entrée jusque dans la partie basse et verdoyante qui ouvre sur la vallée. Un premier espace gravillonné permet aux véhicules d'accéder à la propriété et d'y stationner. Il est bâti sur les douves qui abritent les bassins remplis par l'eau de la source du village.
Il surplombe un jardin à la française avec parterre de pelouse, allées dallées de pierres, topiaires de buis et fontaine centrale. De là, l'arrivée devant la façade principale du château est assurée par une grande terrasse gravillonnée, organisée autour d'un marronnier majestueux et d'une fontaine adossée à une rambarde en pierre. La terrasse se prolonge par un bassin à nénuphars et ses sculptures en pierre, bordés de cyprès et d'une abondante roseraie.

Les prairies
En contrebas de la terrasse, une prairie naturellement enherbée et ponctuée de quelques arbustes assure le lien entre la propriété et la vallée avec ses terres cultivées et ses parties boisées.

Ce que nous en pensons

Plus qu’une demeure historique, une propriété qui recèle un potentiel certain pour divers projets d'envergure. Sa configuration actuelle, avec ses nombreuses chambres, ses espaces paysagers ou de réception et ses dépendances, permet d’envisager une évolution vers une activité d’hôtellerie de caractère, associée à une table de qualité, des événements ou une activité touristique.
Elle pourra intéresser aussi bien un investisseur à la recherche d’une adresse singulière qu’un professionnel de l’hôtellerie souhaitant créer un établissement à taille humaine, ou encore un particulier désireux de conjuguer résidence familiale et lieu d’accueil.
La situation au cœur d’un territoire attractif, les vues sur la vallée et surtout l’exceptionnelle présence de l’eau constituent des atouts rares propices à une vie centrée sur les plaisirs du patrimoine, des jardins et de l’art de vivre provençal.

1 680 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 612487

Surface du bâtiment principal 520 m²
Surface des dépendances 490 m²
Surface cadastrale 6609 m²
Surface totale intérieure 959 m²

Voir le Diagnostic de Performance Energétique


Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

Conseillère

Mathilde Audin +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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