Dans la Drôme des collines,
un château du 18e s. aux origines médiévales, inscrit MH, ses dépendances et son parc
Valence, DROME rhones-alpes 26000 FR

Situation

Établie au nord de la Drôme, la propriété domine la vallée de l’Herbasse. Du château, la vue porte au loin sur des paysages où alternent vergers, bois et prairies, formant un environnement rural vivant et préservé, parsemé de demeures anciennes et d'exploitations agricoles. Le village situé à proximité immédiate, regroupe les commerces et services essentiels au quotidien. Les pôles économique et culturel de Romans-sur-Isère et Valence sont accessibles aisément. L’autoroute A7 permet de rejoindre Lyon et Grenoble en moins de 1 h, la gare TGV de Valence relie Paris en un peu plus de 2 h. Les aéroports de Lyon-Saint-Exupéry et Grenoble Alpes Isère complètent les dessertes nationales et internationales.

Description

La propriété se présente comme un ensemble cohérent établi au centre d’un parc arboré, en léger surplomb de la route qui mène au village. Le château est bâti suivant un plan rectangulaire, avec une tour à chaque angle et un donjon carré flanqué au niveau du mur nord. D'une superficie de quelque 720 m², il est élevé de quatre niveaux. Les toitures à pans brisés et tuiles anciennes témoignent de campagnes de construction successives. Les façades, en pierre et enduit ocre clair, alternent ouvertures régulières et percements plus anciens, reflétant l’évolution du logis au fil des siècles.Une allée rectiligne pénètre le parc et dessert les dépendances situées en retrait : anciennes écuries, orangerie, granges et bûcher, organisées autour d’une cour de service. Les arbres de haute tige forment une protection naturelle qui isole le domaine de son environnement proche. Une large terrasse s'étend au sud, tandis que le parc paysager descend doucement vers les terres basses. L’ensemble est pensé comme un domaine seigneurial à l’échelle contenue, où chaque bâtiment occupe sa place dans une composition ordonnée.

Le château


Inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques, il constitue l’une des principales attractions patrimoniales du territoire. Occupé dès le 10e s. par une motte castrale, il s'est développé au fil du temps pour devenir un château-fort aux 12e et 13e s. Profondément remanié à la fin du Moyen Âge, puis transformé au 17e s. en château de plaisance, il reflète les évolutions architecturales et sociales de plusieurs siècles d’histoire. Après avoir été la propriété successive de différentes familles au 20e s., il a été progressivement abandonné au début des années 2000. Depuis 2019, d’importants travaux ont permis de lui redonner vie.
Le rez-de-chaussée
Au débouché de l’entrée principale qui a conservé sa structure médiévale, le rez-de-chaussée s’organise autour d’un vestibule central, au plafond à doubles voutes entrecroisées et au sol en Terrazzo, orné d'un motif central en queue de dauphins.
À droite, le fumoir ; en face, la salle à manger de réception avec cheminée monumentale, boiseries en plis de serviette, trois crédences et sol en Terrazzo, prolongée par l’ancienne cuisine médiévale au sol en pierre, restée intacte et gratifiées d'une grande cheminée, d'un tournebroche, d'un potager à cinq feux, d'une table à découpe et pierre d’eau.
À gauche, l’escalier d’honneur du 18e s., en pierre de tuffeau, est éclairé par des vitraux armoriés aux croix de Savoie et dessert le premier étage.
Dans l'une des tours, un escalier à vis permet l'accès à tous les niveaux.
Souillarde, toilettes séparées et cave complètent le rez-de-chaussée.

Le premier étage
Dédié aux pièces de réception, il s’organise autour d'un vaste palier.
Le petit salon présente un plafond dans le goût des Hache, des boiseries du 18ᵉ s. rehaussées de dorures, des soieries lyonnaises en lampas de soie verte, un parquet de chêne à bâtons rompus et une cheminée en marbre blanc. Il prolongé par un cabinet de curiosités attenant.
Le grand salon, également aménagé au 18e s., se distingue par son plafond à la française et sa cheminée aux décors maniéristes, figurant notamment les profils de Ronsard et Mélusine. Un soubassement en papier à effet cuir de Cordoue et un parquet en chêne, soulignent le caractère solennel de cette pièce.
Le salon de compagnie présente des boiseries du 18e enrichies au 19e s., au décor peint restitué d’après archives, une cheminée à boudins et un parquet en chêne.
Plus confidentiel, le boudoir séduit par son plafond à la française, son papier peint fleuri, sa cheminée en pierre blanche et son parquet.
Une salle de bain et un espace de rangement complètent ce niveau.
Un second escalier néo-gothique en chêne, percé au 19e s. et reprenant la forme de l’escalier d’honneur en tuffeau, assure l'accès à l'étage supérieur.

Le deuxième étage
Il s'ouvre sur une vaste galerie baignée de lumière, espace polyvalent propice aux réceptions et aux expositions.
Deux chambres à coucher complètent ce niveau, chacune dotée d’un sol en tomette, d’un plafond à la française et d’une cheminée.
Une chapelle, associée à sa sacristie, présente des plafonds voûtés, un sol dallé de pierre et des fresques du 18e s. L’autel, le tabernacle et les éléments religieux sont en place.
Une cuisine récente, équipée, une buanderie et une salle de douche, complètent ce niveau.

Le troisième étage
Anciennement étage de service, il se compose de plusieurs chambres à coucher aux volumes simples. Se dévoile également une ancienne prison, témoignage de la fonction seigneuriale du château et l'accès au belvédère, d'où la vue domine le paysage environnant.

Les dépendances


Le bâtiment principal, en pierre enduite d’ocre et encadrée de briques, est élevé de deux niveaux et comprend une salle de séjour, trois chambres à coucher, une ancienne salle de bain et une cuisine. Se tiennent ensuite une écurie et sa sellerie, un pigeonnier, une petite orangerie et une grange. Cet ensemble du 19e s. peut être rénové pour y développer toute activité en lien avec l'exploitation du château.

Le parc


D'une superficie de quelque 11 ha, il se caractérise par une grande variété de paysages : bois, jardin des quatre saisons, ancien potager. Les essences plantées sont diverses : érables, cèdres, platanes, tilleuls, ainsi que plusieurs espèces rares d’un réel intérêt pour la botanique. Des rosiers de collection ponctuent les allées et les perspectives.
Côté sud, le parc met en valeur la façade Renaissance du château. Une grande terrasse ouvre sur un jardin à la française, aux allées géométriques, topiaires d’ifs et bassin circulaire.
Au nord, l’atmosphère se fait plus intime. Une construction de maçonnerie, talutée, forme une terrasse qui abrite un nymphée.
La restauration du parc a été menée dans le respect de son esprit d’origine : classique dans son organisation, mais inspirée par l’esthétique anglaise dans ses perspectives. L’ensemble reste fidèle à l’art des jardins des 18e et 19e s.

Ce que nous en pensons

Un château vieux de mille ans d’histoire, qui a su évoluer au fil des siècles sans perdre son identité. Un domaine paisible avec un jardin planté d'arbres remarquables et un logis constituant une confortable demeure de famille habitable sans délai, qui peut également convenir – entre autres destinations possibles –, à une activité d'accueil touristique. Restaurée dans l’esprit et le faste de la fin du 18e s. et du début du 19e s., la propriété présente un ensemble cohérent et authentique. Certaines parties restent à restaurer, donnant au futur occupant l’opportunité de continuer à écrire l’histoire du lieu.

Vente en exclusivité

2 300 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 706086

Surface cadastrale 11 ha 36 a 59 ca
Surface du bâtiment principal 761 m²
Nombre de chambres 8
Surface des dépendances 333 m²
dont aménagées 202 m²

Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

Conseillère
Lyon et sa première couronne

Alexandrine de Calbiac +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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