En Berry un spectaculaire château fort restauré,
avec ses aménagements de niveau hôtelier
Châteauroux, INDRE centre-val-de-loire 36000 FR

Situation

Le Berry est une ancienne province, fief historique des ducs du même nom, princes de la famille royale française. Au sud de cette grande région encore rurale, la campagne vallonnée est douce ; le Poitou est tout proche, c’est presque déjà le Sud. Le parc naturel régional de la Brenne - la région aux mille étangs - est voisin, de même que la ville d’Argenton-sur-Creuse, classée « Petite cité de caractère » et souvent appelée « la Venise du Berry ». Il ne faut seulement que quelques minutes pour rejoindre l’autoroute vers Paris, à 3 h de route. La gare du village dessert Châteauroux, où un train direct rallie la capitale en 2 h 30.

Description

La silhouette emblématique du château, avec ses hautes tours et ses vastes toitures, semble jaillir du paysage. L'ensemble a été construit au 15e s. À l’origine, le château comprenait 14 tours et un donjon, ce qui en faisait l’une des principales forteresses de la région. Pendant les guerres de Religion, il passe entre les mains de familles protestantes. Sur ordre de Richelieu, il est partiellement démantelé pour affaiblir la place forte huguenote. Il reste aujourd’hui encore sept tours. Profondément restauré en 1850, sur les conseils du célèbre architecte Viollet-le-Duc, le château a fait l’objet, depuis une trentaine d’années, d’une complète et très soigneuse réhabilitation. Plusieurs de ses tours et même le donjon, conservent des charpentes d’origine, ce qui est remarquable étant donné les transformations intervenues au fil des siècles. Tous les murs sont en moellon enduit à pierre vue. La façade du donjon et les parties crénelées des tours du châtelet d’entrée sont en pierre de taille. Le donjon, les corps de logis et quatre des sept tours sont coiffés de hautes toitures en ardoise, avec de fortes pentes. Les autres tours ont des toits plats masqués par un couronnement de créneaux.
Un peu à l’écart de l'édifice, des dépendances sont regroupées autour de plusieurs cours. Le parc descend vers la rivière. La piscine a été aménagée sur une terrasse en herbe, et le tennis est discrètement abrité derrière une dépendance. La position dominante du domaine ménage une vue étendue sur le paysage environnant.

Le châtelet d'entrée

Il est constitué de deux tours jumelles, crénelées et à toits plats. Elles gardent la cour d’entrée pavée qui mène au donjon. La façade de celui-ci porte encore les marques de l’ancien pont-levis, transformé en pont de pierre. Les armoiries des anciens seigneurs des lieux sont sculptées sous les baies à accolades du 15e s. Un portail de bois ajouré à deux battants ouvre sur le passage voûté du donjon qui mène à la cour.

Le logis principal

Dans un excellent état d'entretien, l’ensemble a été complètement restauré. À l’intérieur, salons et salles d’armes sont remarquablement conservés, de même que les 20 chambres, chacune avec sa salle de bains au confort hôtelier.

Le rez-de-chaussée
Dans les ailes principales, en L sur cour, se trouvent les anciennes cuisines et salles des gardes du château. Elles sont aujourd’hui aménagées en trois grandes salles de réception d’esprit médiéval et un bureau dans la tour sud. Les sols sont pavés de tomettes en terre cuite et les murs, traités comme à l’extérieur, sont en pierre apparente. Un ascenseur a été installé et dessert les différents étages du logis. La chapelle est élevée de deux niveaux. Sa voûte d’arêtes culmine à près de 8 m du sol. De part et d’autre du porche d’entrée se répartissent des pièces de service, une chaufferie et un sauna.

Le premier étage
Au-dessus des grandes salles du rez-de-chaussée se trouve d’abord une première pièce, appelée le grand salon. Cette vaste pièce traversante est parquetée à la Versailles. Elle est couverte de lambris d'appui et surmontée d'un spectaculaire plafond peint et mouluré dans le style Napoléon III, dont tout l’espace central est peint d’un trompe-l’œil qui représente une balustrade ouverte sur un ciel d’été. Les baies ouvrent d’un côté sur le parc et de l’autre sur la cour. S'ensuit une salle à manger, traversante également, parquetée à bâtons rompus. Les murs, revêtus de boiseries anciennes cirées à la capucine, sont enrichis de panneaux peints du 17e s. à sujets mythologiques. Le plafond à la française est « tant plein que vide ». L’ascenseur y accède directement. Un petit salon occupe la tour sud. Parqueté lui aussi à bâtons rompus, ses murs sont couverts de boiseries de style 18e s., peintes à rechampis en trois tons de vert. Dans l’aile en retour, se trouvent une cuisine et des sanitaires.
Un bureau aux boiseries à la capucine ainsi qu'un appartement de fonction occupent un côté du châtelet d’entrée.

Le deuxième étage
Dans le corps de logis principal, un couloir dessert six chambres et leurs salles de bains respectives. Ce couloir permet la jonction entre les deux principaux escaliers. La grande salle d’armes, sur deux niveaux, donne accès à une dernière chambre.

Le troisième étage
Il comprend cinq chambres avec leurs salles de bains, dont la dernière est isolée au-delà de la salle d’armes.

Le quatrième étage
Il est composé de cinq chambres également, auxquelles s’ajoute une bibliothèque, isolée au sommet de la tour ouest.

La salle des chevaliers

Sous la cour, elle occupe le sous-sol de l’aile démolie par Richelieu. Haute et spacieuse, elle évoque une église primitive, entièrement voûtée en plein cintre. Le berceau est réalisé en maçonnerie de moellon enduit à pierre vue. C’est certainement la partie la plus ancienne du château.

Les grandes réserves

D'un coté du châtelet d’entrée s'étend une aile au toit plat et crénelé qui abrite une enfilade de trois grandes salles authentiques, de hauteur remarquable. Les sols sont en plancher rustique, les murs en pierre et les plafonds voûtés en plein cintre avec un singulier appareillage de briques. Une fois restaurées, elles pourraient être utilisées pour des réceptions plus importantes.

Les tours principales

L'imposante tour ouest qui marque l’extrémité du château, est occupée à chaque niveau par une chambre avec sa salle de bains et par la bibliothèque. La circulation vers les différents niveaux du château se fait par les trois grands escaliers de pierre en colimaçon qui occupent les trois tourelles côté terrasse : celle qui est accolée à la grosse tour ouest, celle, plus large, qui est accolée au corps de logis principal et qui intègre l’escalier principal, celle enfin qui est accolée au dos du donjon, au débouché du porche d’arrivée. Ces deux dernières sont coiffées de toitures en poivrière.

La bergerie

D’une surface d’environ 1500 m², ce bâtiment de dépendance fait face au château. Il est bâti en pierre et coiffé d'une toiture en ardoise. Dans le bâtiment principal, il comporte au rez-de-chaussée : deux grandes salles de réunion, un bureau, un salon, plusieurs pièces techniques. À l’étage, un couloir dessert plusieurs chambres actuellement occupées par le personnel. Dans l’aile, deux ensembles confortables ont été aménagés autour de chambres.

Les communs

Les autres bâtiments de dépendance, construits au 19e s. dans un esprit néo-gothique, sont en pierre sous des toitures en ardoise. Regroupés autour de plusieurs cours bordées par la rue, ils sont, pour certains, à restaurer complètement. Le dernier bâtiment annexe, près de la grille d’entrée, est un pavillon carré édifié probablement du 17e s. Aveugle et couvert d’un dôme, il servait probablement de citerne.

La piscine et le court de tennis

Le bassin a été aménagé sur un terre-plein en contrebas de la terrasse principale. D’une surface de 11.7 m x 6.4 m, il est entouré d’une plage dallée. Les parties restantes sont enherbées. À proximité, un pavillon en pierre intègre un vestiaire avec douche et toilettes. Le court de tennis, quant à lui, a été dissimulé derrière la bergerie.

Le parc

Le long de la rue, il est clos d’un haut mur de pierre. Un portail d’entrée ouvre sur une longue allée droite, bordée de deux grandes pelouses, qui mène directement au château. Un héliport a été aménagé discrètement sous une plateforme végétalisée. Les terrasses inférieures sont aussi enherbées. Le reste du domaine est boisé et descend en pente vers la rivière. Les bois sont traversés de chemins, dont le principal longe le cours d'eau. La vue porte au loin sur le paysage.

Ce que nous en pensons

Tourelles, chemins de ronde et mâchicoulis… Un fascinant et imposant château médiéval, dans les hauteurs de la campagne berrichonne. L'ensemble doit son élégante silhouette actuelle à l’influence du génial Eugène Viollet-le-Duc, dont les travaux à Pierrefonds inspirèrent la construction de Neuschwanstein, en Bavière, où Walt Disney imagina « la Belle au bois dormant ». La filiation est frappante. Les récentes restaurations ont donné au logis médiéval un niveau de confort hôtelier remarquable, conjugué à un état d'entretien exemplaire. Entouré de son parc et de ses dépendances, l'ensemble dégage une impression de puissance et d'immuabilité qui contribue à en faire l’un des plus singuliers et des plus spectaculaires châteaux forts privés de France.

3 600 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barème d'Honoraires

Référence 798968

Surface du bâtiment principal 2500 m²
Nombre de chambres +20
Surface des dépendances 2500 m²
dont aménagées 1200 m²
Ascenseur 1

Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

Conseiller

Pascal Evain +33 1 42 84 80 85

contacter

Partager

envoyer à un ami Pinterest linkedin Facebook

NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts et mesurer la fréquentation de nos services. En savoir plus