Situation
Le bocage bourbonnais est une région naturelle située entre le Val de Cher et le Val d’Allier, aux paysages bocagers et aux collines verdoyantes, entre cours d’eau, étangs, bois et prairies. Le Bourbonnais évoque par ailleurs l’importante lignée historique des ducs de Bourbon, qui donna naissance à de nombreux rois de France, de Henri IV à Charles X. Ce territoire est remarquable par sa densité d’églises romanes, de mottes féodales, de forteresses et de châteaux. Les villes de Montluçon et de Moulins sont respectivement accessibles en 25 min et 45 min, Clermont-Ferrand est à 1 h 15. L’autoroute A71 se rejoint en une quinzaine de minutes et assure une liaison directe avec Paris en 3 h 30, et avec Lyon en 2 h 40.
Description
Un porche carré, en moellon apparent jointé à la chaux, percé d’une porte cochère et d’une porte piétonnière en bois, marque l'accès à la propriété. Coiffé d’un toit à l’impériale, dont les versants sont alternativement couverts de tuile en écaille et de tuile plates, et surmonté d’un clocheton en ardoise, le pavillon compose une entrée évocatrice de l’histoire des lieux. Il révèle, dans son axe, un donjon en moellon apparent, couvert de tuile plate du Bourbonnais. Les ailes de la demeure reprennent le même style architectural. Elles sont ponctuées de tours, de galeries de bois ouvertes ou fermées.
Des lucarnes en pierre, implantées sur les toits, ainsi que des portes et des ouvertures avec embrasements en pierre de Bourgogne, ajoutent à la cohérence architecturale de l'ensemble. Autour des bâtiments, la cour et les abords ont été aménagés : allées de gravier, murets en pierre sèche, pelouses ponctuées d’oliviers en pots et d’arbustes.
Le logis principal
Il développe une surface habitable d'environ 230 m² et bénéficie de deux accès distincts : l’un depuis la cour intérieure, l’autre au sud de la propriété, avec un accès automobile. Ancienne maison forte transformée au fil des siècles, la ferme-château porte encore, dans son architecture comme dans son implantation, la trace de sa vocation défensive et de son passé seigneurial.Le rez-de-chaussée
Le vestibule est gratifié d'une peinture murale, inspirée des fresques médiévales, qui met en scène un cortège royal. Au sol, des tomettes ornées en leur centre d’une fleur de lys, font le lien avec le décor peint. Des toilettes sont attenantes à l'espace d’accueil. Via une porte en bois décorée de plis de serviette, le vestibule distribue la salle de séjour, avec sol parqueté à l'anglaise et plafond à la française. En son centre, prend place une cheminée en pierre claire, dont le foyer ébrasé est appareillé de briques en terre cuite posées en chevrons. La pièce s’ouvre au sud sur une vaste terrasse en pierre, couverte de glycine. Elle communique également avec une cuisine aménagée autour d’un îlot central, par une verrière de style "atelier".
Plus loin, se tiennent un bureau avec espace bibliothèque, ainsi qu'une chambre à coucher associée à une salle d’eau et des rangements privatifs. De la cuisine, un couloir dessert une autre pièce de nuit, équipée d’une salle d’eau avec toilettes, et d'une buanderie.
Les combles
Desservis par un escalier, ils sont à aménager.
Le donjon
Il est élevé sur cave et occupe l'aile ouest. Au rez-de-chaussée, une chambre à coucher, équipée d'une cheminée, a été aménagée. Elle conserve ses tommettes au sol, son plafond à la française ainsi que ses volets intérieurs en bois. Un escalier conduit à l’étage et à une galerie en bois, d'où se dévoile l’architecture des lieux, au gré de la course du soleil.L'étang
D'une superficie d'environ 1 ha, sa profondeur est comprise entre 2 m et 2 m 50. Il est alimenté par un ru qui se jette dans l’Œil et est préservé de toute pêche depuis près de vingt-cinq ans.L'ancien moulin
D'une superficie de 72 m², il occupe l'ouest de la propriété. Il est dépourvu de son engrenage.L'écurie et le chenil
Au sud de la propriété, un bâtiment couvert de tuile mécanique abrite une écurie composée de quatre boxes, d’une douche avec eau chaude pour les chevaux, et d’un bureau. Une carrière et un chenil complètent les installations.La maison d'amis
Dans l’avant-cour de la ferme-château, une ancienne dépendance a été aménagée en maison d’amis. Édifiée en moellon de pierre enduit et couverte de tuile plate, elle est élevée de un niveau sous combles. Elle comprend une salle de séjour avec cuisine aménagée, agrémentée d’un plafond à poutres apparentes et d’un parquet récent posé à l’anglaise. Une chambre à coucher et une salle d’eau complètent l'ensemble, d'une superficie de quelque 55 m².La bergerie
D'une superficie de plus de 250 m², elle borde la première cour, au sud de la propriété.La chapelle
Située au sud de la propriété, dans une tour surmontée d’un clocheton, elle a conservé son autel.Les bâtiments annexes
L'aile nord se compose de bâtiments annexes, d'une surface totale de plus de 300 m², qui procurent diverses possibilités d'aménagements.Un peu d'histoire
La ferme fortifiée relevait jadis de la châtellenie de Murat. Elle se nomma d'abord Saint-Meulx, puis Saint-Meur, avant que ne s'impose le nom de Saint-Maur. Les archives la font sortir de l'ombre au 14e s. En 1322, Robin de Culan, damoiseau, rend hommage aux Bourbon, le plus ancien occupant des lieux connu. En 1657, la famille de La Groe est attestée à Saint-Mœurs, qu'elle cède en 1663 à Isabelle de Chambon de la Cluette, dame de La Salle. Son époux, François de La Croix, seigneur de Ponay, est président-trésorier de France à Moulins. En 1686, la seigneurie échoit à Gilbert de Courtais, établi dans la région, à La Guerche, à Nassigny, à la Chassignole et jusqu'au donjon de La Souche, à Doyet.De mariages en héritages, Saint-Mœurs rejoint ensuite des familles proches de la noblesse bourbonnaise et du service du roi. Au 18e s., François-Abraham, chevalier, seigneur de Lyonne, Montaignet et Langlard, mousquetaire du Roi, en prend possession. Il épouse Marguerite de Rollat en 1757. La Révolution ne l'épargnera pas : il sera guillotiné en 1794. Le domaine survit pourtant à la tourmente, et demeure entre les mains d'anciennes familles nobles et de la bourgeoisie locale. Au 19e s., Pierre-Philippe Le Vavasseur, marquis de Blangy, reçoit la seigneurie en dot de son épouse Henriette-Euphrasie. En 1858, elle est vendue à Marie-Louise de Cypre, comtesse Charles-Ferdinand de Bourbon-Busset. À sa mort, ses filles s'en défont au profit de Félix-François Moussy..
Ce que nous en pensons
Luminosité, sobriété et authenticité se sont donné rendez-vous dans une ferme-château dont l'architecture balance entre caractère et ordinaire. Son entretien général soigné et ses diverses dépendances constituent des atouts non négligeables pour une résidence confortable destinée aux amateurs d’équitation ou un lieu de villégiature en toutes saisons. À distance de l’agitation des villes pourtant proches, les bois, prairies, étangs et vallons sont à deux pas de la propriété. Ainsi balades à vélo ou à cheval, randonnées en pleine nature ou parties de pêche, rendent ici le quotidien précieux et toujours changeant.
1 382 979 €
Honoraires à la charge du vendeur
Référence 587681
| Surface du bâtiment principal | 230 m² |
| Surface des dépendances | 1108 m² |
| dont aménagées | 108 m² |
| Surface cadastrale | 28 ha 36 a 94 ca |
| Dont parc | 26 ha 15 a |
| Surface totale intérieure | 1446 m² |
| Garage |
NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.