Situation
La propriété se trouve dans les monts de Lacaune, soit la chaîne de sommets la plus élevée du sud du Massif central. Implantée à l’est du département du Tarn, la région de moyenne montagne est connue pour la richesse de son réseau hydrographique, ses lacs et ses rivières, ainsi que ses paysages vallonnés et boisés, propices aux activités de plein air et à la randonnée. Le château prend place sur le territoire de la commune de Lacaze, où son château médiéval est devenu un centre d’art et d’histoire. Ses panoramas étendus permettent d’embrasser une vue sur les vallées du Berlou et du Gijou. Le bourg rassemble les commerces de première nécessité, tandis que la ville de Lacaune, à 20 min, concentre l’ensemble des services du quotidien. L’aéroport de Castres-Mazamet se trouve à 1 h, ceux de Toulouse-Blagnac et de Rodez à environ 2 h.
Description
Le château
Il est structuré autour d’un corps de logis principal prolongé par un retour côté nord-est, qui forme une cour d’entrée resserrée. L’édifice comprend un rez-de-chaussée, deux étages et un niveau de combles aménagés. La façade principale présente une composition de huit travées irrégulières. Un premier axe est marqué par un fronton principal qui regroupe trois travées de baies à linteau droit, surmontées d’une baie géminée à arc segmentaire et d’un œil-de-bœuf. La porte située dans l’axe du fronton est ornée d’un encadrement mouluré, rehaussé d’une clef d’arc à blason ; un second blason, plus développé et avec la même devise — Fayre Pla Layssa Dire — surmonte l’entablement. La dernière travée est signalée par un oriel au rez-de-chaussée et une lucarne isolée au deuxième étage. L’ensemble des baies présente des encadrements en pierre de taille ou en brique et pierre associées. La façade sud-est, traitée en pignon, se distingue par un appareillage soigné en pierre de taille sur les angles et les rives de toiture. Une travée unique y regroupe une porte à encadrement en bossage, un blason sculpté et une inscription gravée dans l’allège d’une baie en plein cintre. Une souche de cheminée en brique en achève la composition. La façade arrière est animée par une tour ronde engagée dans le bâtiment. L’entrée est marquée par une large baie à arc surbaissé, fermée par une menuiserie contemporaine. Au-dessus, des armoiries du 18e s. avec celles de la famille de Carayon au 19e s. prennent place entre deux baies. Le deuxième étage est percé de trois baies en arc plein cintre qui forment un triptyque. L’ensemble conserve son enduit ancien sur maçonnerie de moellon. Au nord, une tour carrée est reliée au corps principal par un étroit volume de liaison. Le granit et le moellon y ont été utilisés pour les harpages et les encadrements. Une unique travée rythme ses élévations côté sud-ouest, avec des baies à meneaux sur trois niveaux et de petites baies sous combles. Les toitures du château sont en ardoise ; les souches de cheminée en brique coiffées de mitrons en pierre.Le rez-de-chaussée
Le hall d’entrée, pavé de dalles de schiste anciennes et ouvert en double hauteur, distribue d’un côté, un escalier vers plusieurs chambres d’invités ; dans l’axe, une salle à manger ; et à l'opposé, un couloir qui dessert l’escalier de la partie habitation. La salle à manger, longue d’environ 13 m, est particulièrement lumineuse grâce à ses quatre baies qui donnent sur une terrasse à l’ouest. Trois murs sont occupés par une bibliothèque intégrée qui encadrent une cheminée en marbre noir de style classique. Le sol est en béton ciré. La pièce communique au sud avec une salle de billard, dallée de carreaux bicolores avec frise décorative et installée dans l’oriel. De l’autre côté, la salle à manger ouvre sur un salon aux tonalités claires, ponctué de consoles moulurées et d’une cheminée en pierre de taille à l’ornementation curviligne. Deux marches conduisent à une cuisine, traitée dans un style sobre et contemporain. Le sol est en ciment ciré ; le mobilier, réalisé sur mesure en chêne massif, jouxte des plans de travail et des jouées en pierre naturelle. En retour, une seconde petite salle à manger dessert une buanderie, une chaufferie et la cour arrière. Depuis la cuisine, l’accès à la tour se fait en traversant successivement un dégagement avec toilettes, un vaste bureau et un cellier. Le château conserve des éléments du 19e s., notamment des menuiseries intérieures et extérieures, ainsi qu’un escalier métallique finement ornementé et ses marches en chêne, qui mène à un palier au sol de carreaux de ciment aux tons ocre et bleu.
Le premier étage
Dans la partie dévolue à l’habitation permanente du château, il distribue une première chambre sous un plafond à poutres apparentes est décorée d’une ancienne cheminée dont seul subsiste le manteau en bois ouvragé. Une salle de jeux, parquetée comme l’ensemble du niveau, mène en enfilade à deux autres chambres et à une salle de télévision, toutes orientées au sud-ouest et ayant conservé des menuiseries anciennes, parfois accompagnées d’ébrasements en bois. Elles se partagent une salle de bains, accessible depuis la salle de jeux. Dans la tour, un couloir éclairé par une baie ornée d’une grille aux motifs floraux conduit à une salle d’eau et à une quatrième chambre, éclairée par une large baie à meneaux et avec cheminée en marbre rouge à décor classique. Depuis le hall, un escalier en bois à balustres mène à l’étage réservé aux invités. Une première chambre comprend un dégagement vers des toilettes aménagées dans la tour ronde et à une salle de bains décorée de carreaux de zellige. La seconde chambre est également adossée à sa salle de bains avec toilettes, revêtue de zellige et d’un sol en terrazzo. Comme dans la partie habitation, les sols sont en parquet massif et les baies donnent sur les jardins au sud-ouest.
Le deuxième étage
Le palier dessert un vaste espace de garde-robe aménagé sur mesure. Un long couloir, éclairé par les baies en triptyque, pourrait servir de lieu d’exposition, dans un esprit de galerie, et mène à une salle de bibliothèque de plus de 13 m de long. Deux de ses murs sont garnis d’étagères fixes de forte épaisseur, peintes dans des tonalités inspirées de Mondrian, et une cheminée en pierre de taille en marque le centre. Au sud, une grande salle de jeux, ouverte sur trois orientations, comprend des toilettes aménagées dans la tour ronde. À l’autre extrémité du château, un vaste ensemble s’étire sur d’environ 100 m² où une chambre, longue de près de 12 m, révèle en double hauteur la charpente apparente et comporte une cheminée en marbre blanc veiné de noir. Une salle de bains, avec baignoire et douche, traitée dans un style contemporain, conserve une cheminée ancienne en marbre gris. L’ensemble se développe dans la tour et comprend un vaste bureau avec tomettes hexagonales, cheminée en marbre blanc et baie dont l’ébrasement est entièrement fait de bois naturel. Un escalier mène enfin à un salon aménagé dans les combles de la tour, véritable pièce retirée où la charpente en bois, remarquablement conservée, laisse entrevoir ses assemblages.
Les combles
Un second ensemble y a été aménagé, derrière les grandes baies géminées du fronton, avec une vue étendue sur la vallée. Face à ce panorama, un salon prend place sous la vaste hauteur du plafond et la charpente apparente. Deux espaces de nuit se succèdent sous les rampants avant d’aboutir à une grande salle d’eau avec toilettes. Un espace de stockage, accessible depuis le palier, sert de grenier.
Le domaine
Une ancienne dépendance en moellon de pierre, couverte d’ardoise, jouxte le château. Elle est actuellement affectée au stockage de fourrage et de matériel. Le jardin est accessible depuis la terrasse gravillonnée située au pied de la façade sud-ouest, par deux escaliers maçonnés. Il s’organise en deux niveaux successifs, ponctués d’un grand nombre d’essences d’arbres, d’arbustes, de vivaces, de plantes grasses et grimpantes. A l'arrière du château, à proximité du potager, de nombreux fruitiers sont présents, parmi lesquels pommiers, poiriers, plaqueminiers, pruniers, cerisiers, noyers et abricotiers. En partie basse, un jardin japonais a été aménagé, composé notamment de cornus kousa, azalées, camélias et bambous. Les 3 ha de bois sont entretenus et parcourus de sentiers aménagés, sous de vieux sujets de grande hauteur et une grande diversité d’essences, dont chênes, châtaigniers, érables, hêtres, douglas et ifs.Ce que nous en pensons
Un château en lisière d’un hameau des monts de Lacaune, marqué par un équilibre subtil entre présence architecturale et retenue paysagère. Réinterprété au 19e s. dans un langage éclectique maîtrisé, il conserve une lisibilité où chaque façade raconte une étape de son histoire sans jamais rompre l’harmonie d’ensemble. Les volumes généreux, la qualité des circulations intérieures et la lumière omniprésente en font une demeure propice aussi bien à la vie familiale qu’à l’accueil, tandis que les bois, les jardins étagés et les vues ouvertes sur la vallée s’accordent naturellement au territoire. Un ensemble cohérent et habité, à la fois protecteur et ouvert, dont la force tient autant à son architecture qu’à la douceur silencieuse du paysage qui l’enveloppe.
Référence 825729
| Surface cadastrale | 3 ha 76 a 16 ca |
| Surface du bâtiment principal | 824 m² |
| Nombre de chambres | 9 |
| Surface des dépendances | 86.5 m² |
| Nombre de lots | 2 |
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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.