En région Hauts-de-France, dans l'Artois,
un château et sa tour médiévale, dans 4 ha de parc, étang et rivière
Saint-Martin-d'Hardinghem, PAS-DE-CALAIS nord-pas-de-calais 62560 FR

Situation

Dans l’Audomarois, le château d’Hervarre prend place dans un territoire marqué par l’histoire médiévale et religieuse de l’ancien pays de Saint-Omer. À Saint-Martin-d’Hardinghem, village où est établi le logis, les vestiges de la cour Lévêque, ancienne résidence de campagne des évêques de Thérouanne, en témoigne. Les services et commerces nécessaires au quotidien sont rassemblés à proximité. Le littoral est à 30 min de route, Lille est à 1 h 15 et l'aéroport Paris Charles-de-Gaulle à environ 2 h.

Description

Le château d’Hervarre réunit plusieurs siècles d’architecture autour de son imposante tour circulaire en pierre calcaire, dont les origines remontent au 16e s. L'importante présence médiévale dialogue avec un corps de logis d’écriture classique, élevé au 18e s., puis remanié au 19e s. La seigneurie fut acquise en 1727 par Jacques-François Macau, conseiller pensionnaire puis lieutenant général au bailliage de Saint-Omer. Le corps de logis aurait été construit vers 1750 à son initiative ; une pierre gravée rappelant son nom et ses fonctions en attestait autrefois l’origine. Une nouvelle campagne de travaux est vraisemblablement intervenue vers 1787, avant une restauration plus importante au 19e s. L’ensemble a conservé de nombreux éléments des époques successives, lisibles dans les volumes, les matériaux et les distributions. La propriété, close de murs, est traversée par le ruisseau qui descend de l’Aa avant de rejoindre le plan d’eau du domaine et ses différentes pièces.

Le château

Au débouché du portail, une allée bordée d’arbres conduit au château et en révèle progressivement la silhouette. Organisé autour de la tour ancienne, l’ensemble, bâti suivant un plan en « L », est complété par une seconde aile perpendiculaire. Le corps de logis principal, élevé de quatre niveaux, propose une architecture sobre en brique et pierre, couronnée d’une toiture à la Mansart. Sa composition, héritée des transformations du18e s. puis reprise au 19e s., s’inscrit dans le paysage. La seconde aile constitue une entité résidentielle indépendante.

La tour médiévale

Bâtie en pierre calcaire, sa construction est attestée en 1557. La partie supérieure présente un niveau défensif en saillie, porté par des mâchicoulis aveugles, tandis qu’une toiture conique couverte d’ardoise couronne l’édifice. Les ouvertures verticales, l’épaisseur des maçonneries et les différentes traces de restauration, rappellent les fonctions successives de la tour au fil des siècles. Reliée au corps de logis, élevée de trois niveaux, elle comprend un ancien relais de chasse au premier étage, un bureau au deuxième et une chambre à coucher au troisième.

Le corps de logis

Adossé à la tour, élevé de quatre niveaux, il développe une architecture classique en brique et pierre, couronnée d’une toiture à la Mansart. La façade sud, ouverte sur le parc, est prolongée d’une terrasse qui domine les jardins. Au nord, la façade d’entrée, réalisée en pierre calcaire, est précédée d’un escalier en granit.

Le premier niveau
Il s’organise autour d’un vestibule qui dessert deux salons, une salle à manger et la cuisine. Deux terrasses, au sud et à l’ouest, d'où la vue porte sur le domaine, prolongent les espaces de réception vers le parc.

Le deuxième niveau
Un couloir distribue cinq chambres à coucher, tournées vers le parc, ainsi que trois salles de bains.

Le troisième niveau
Vaste volume d’environ 150 m², il est entièrement libre de cloisonnement et constitue un potentiel pour la création de chambres à coucher et salles de bain supplémentaires, d'un espace de détente, d'une salle de réception, ou pour tout autre usage.

Le rez-de-jardin
Niveau "technique", il regroupe la chaufferie, les anciennes caves à vin, ainsi que plusieurs espaces de stockage.

La seconde aile

Dans le prolongement du corps de logis, la seconde aile forme un bâtiment à part entière, avec accès et distribution indépendants. Elle conserve néanmoins des communications avec le château, qui permettent d’envisager différents usages. Répartie sur quatre niveaux, sa configuration se prête notamment à la création de chambres d’hôtes, d’un espace destiné à une activité professionnelle ou encore de plusieurs appartements indépendants, tout en préservant l’intimité du château principal.

La dépendance

À proximité de l’entrée de la propriété, une maison complète l’ensemble bâtimentaire. Elle comprend un vaste garage où peuvent stationner jusqu’à six véhicules, ainsi qu’un chenil. Les combles représentent une possibilité d’aménagement en logement de gardien, appartement indépendant ou espace complémentaire.

Ce que nous en pensons

Un site unique, petit morceau d'histoire, pris dans un espace d'où la vue porte sur les vallons alentour. Si, dans notre pays, les forteresses médiévales ont largement été modifiées aux siècles suivants et n'ont guère résisté aux guerres ou aux destructions, celle-ci est un témoignage rare de construction féodale en partie préservée. L'histoire du château lui assure d'ailleurs une notoriété régionale : Jacques-François Macau, lieutenant général au bailliage de Saint-Omer, en fut un occupant au long cours. L'ensemble singulier que forment le château, son aile indépendante, son parc et ses pièces d'eau, permet ainsi de faire vivre l'histoire et le patrimoine comme d'envisager divers projets événementiels, hôteliers ou résidentiels qui en renouvelleraient les usages.

900 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 631531

Surface du bâtiment principal 800 m²
Surface des dépendances 60 m²
Surface cadastrale 3 ha 7 a

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Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

Conseiller

Laurent Houpline +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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