Aux confins du Gard et de la Lozère, dans le Parc national des Cévennes,
un hameau de pierre isolé et ses 34 hectares, près des vestiges d'un château
Le Collet-de-Dèze, LOZERE languedoc-roussillon 48160 FR

Situation

À 480 m d'altitude, dans le parc national des Cévennes, le hameau s'inscrit dans le paysage culturel de l'agropastoralisme méditerranéen des Causses et des Cévennes, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2011. Implanté dans la commune du Collet-de-Dèze, au sud de la Lozère et à proximité du Gard, la propriété jouit d'une situation retirée, au sein d'un territoire parcouru de sentiers de randonnée et de coins de baignade, au milieu d’une nature intacte. La Grand-Combe, à une trentaine de minutes, concentre commerces, établissements scolaires et structures de soin. Plus au sud, la gare d’Alès permet de rallier Nîmes, en 40 min, desservie par le TGV et plus au nord, à 15 min la gare de Saint-Cécile-d'Andorge dessert Paris via le massif central. L'aéroport de Nîmes, à environ 40 min d'Alès, assure des liaisons vers plusieurs destinations européennes.

Description

Depuis une petite piste qui serpente une dizaine de minutes à travers les châtaigniers et les chênes verts, le hameau apparaît au milieu des reliefs cévenols, à l'écart de toute autre habitation. L'ensemble réunit plusieurs bâtiments en pierre de schiste, aux toitures de lauzes ou de tuiles, reliés par d'étroites ruelles et bordés de terrasses qui dominent les vallons environnants. Tous les murs de plus de 80 cm d’épaisseur permettent une agréable fraîcheur en été et une bonne inertie de la chaleur en hiver. Des éperons rocheux surplombent la propriété et ouvrent de vastes perspectives sur les paysages boisés des Cévennes. Le village est très ancien : dès 1230, sept foyers y étaient établis, pour une petite centaine de personnes. Les ruelles pavées, les cheminées, les cinq fours à pain, les sources et les bancels autrefois consacrés aux cultures conservent les traces d’une vie communautaire. Aujourd'hui, le domaine associe huit bâtiments à vocation résidentielle, dont plusieurs habitations aménagées en gîtes, des maisons à rénover et une ancienne clède transformée en hébergement. Entièrement autonome en eau et en électricité, il compte également une couverture 4G.

Le mas

À l'est du hameau, l'habitation principale est précédée d'une terrasse dallée de schiste, où se trouve un ancien four à pain. Au rez-de-chaussée, l'entrée ouvre sur une cuisine équipée de meubles en bois et d'un piano de cuisson, prolongée par un espace repas. La cuisine s'ouvre sur une véranda contemporaine vitrée donc très lumineuse. Celle-ci donne à l'est sur les bancels du jardin et un vallon planté de chênes et de châtaigniers. À l'étage, une salle de séjour avec un poêle à bois se déploie sur une charpente apparente en châtaignier. S’y ajoutent un bureau-vestiaire et une chambre avec garde-robe, salle d'eau et toilettes. Une seconde salle d'eau avec toilettes est accessible depuis une ruelle attenante, complète l'ensemble. Les baies sont comblées de menuiseries en bois.

« Les Châtaigniers »

Orientée à l'est, le gîte abrite, au rez-de-chaussée, une pièce de vie avec salon, salle à manger et cuisine ouverte, avec vue sur les montagnes environnantes. Le décor intérieur mêle pierre apparente et bois. À l'étage, une mezzanine précède une chambre avec salle d'eau et toilettes. Deux poêles à bois, répartis entre les niveaux, permettent de chauffer l'ensemble.

« L'Oustalet » et la maison à réhabiliter

Côté sud-ouest, le deuxième gîte comprend, au rez-de-chaussée, une salle de séjour avec cuisine ouverte, sous une voûte en pierre. À l'étage, se trouvent une chambre et une salle d'eau avec toilettes. Les murs en pierre apparente et les menuiseries en bois participent au caractère de l'intérieur. Une seconde maison en pierre, accolée au gîte et aujourd'hui dépourvue de toiture, pourrait être réhabilitée pour agrandir l'hébergement.

« Chez Antoine »

Au sein du hameau, une ruelle mène à cette habitation partiellement aménagée, qui comprend une véranda en bois chauffée par un poêle, une chambre et, au niveau inférieur, un bureau. Les murs sont en schiste et les menuiseries en bois. Un ancien four à pain y est également visible. À l'extérieur, un escalier en dalles de pierre descend vers le jardin orienté au nord.

Les maisons « Lauzes » et « Haute »

Adossée à « Chez Antoine », la première maison, surnommée « Lauzes », est construite en schiste et couverte de lauzes. Elle comprend une entrée, une vaste salle de séjour et une pièce attenante sous une charpente en châtaignier. Les murs chaulés de blanc et les baies doublées de fer forgé composent un intérieur aux accents contemporains, en contraste avec l'architecture traditionnelle du bâtiment.
Mitoyenne, la maison « Haute », couverte de tuiles, est accessible par un escalier extérieur en pierre. Le premier étage réunit une pièce de vie, une cuisine et une salle d'eau. Dans la cuisine, une cheminée abrite un ancien four à pain. Deux chambres aux planchers de châtaignier occupent le deuxième étage, tandis qu'une terrasse couronne l'édifice. Inoccupées depuis une cinquantaine d'années, les deux maisons nécessitent des travaux de rénovation et présentent des possibilités d'aménagement avec une exposition au sud-ouest.

L'ancienne clède

Autrefois consacrée au séchage des châtaignes, cette construction traditionnelle cévenole a été aménagée sur deux niveaux. Le rez-de-chaussée est constitué d’une pièce avec un évier en pierre. À l'étage, une petite salle à manger avec meubles en bois est prolongée par un espace couchage en mezzanine. Le décor associe murs en pierre apparente, sols en schiste ou planchers de châtaignier. Les baies sont protégées de menuiseries en bois et une petite cheminée complète l'aménagement intérieur.

Les ruines

À quelques pas du hameau subsistent les vestiges d'un château médiéval, dont l'existence est attestée par des archives qui mentionnent, dès 1290, un seigneur titulaire de droits sur la forteresse. À proximité, un promontoire rocheux ouvre un vaste panorama sur le mont Lozère et les reliefs cévenols. Le site, répertorié pour son intérêt archéologique, conserve également cinq sépultures préhistoriques, témoins d'une occupation humaine ancienne.

Les caves

Le hameau est jalonné de plusieurs caves toutes en rez-de-chaussée, dont certaines sont voûtées, pour une superficie cumulée de plus de 100 m².

Les extérieurs

Autour du hameau, de nombreuses terrasses en pierre permettent de profiter des différentes expositions et des vues sur les reliefs environnants. À l'est, un jardin paysager réunit diverses essences ornementales, des plantes aromatiques et plusieurs arbres et arbustes fruitiers, parmi lesquels des pins maritimes, arbousiers, oliviers, pruniers, plaqueminiers, des kiwis, des framboisiers et des mûriers. Un potager jouxte un bassin qui sert notamment à l'arrosage, tout près de trois abris pour chevaux, d'un poulailler et d'un atelier de jardinage. Une clôture fixe protège les cultures des animaux sauvages. En contrebas du hameau, s'étend une châtaigneraie centenaire de 3 ha, toujours exploitée. Au nord, une piscine hors sol de plus de 6 m de diamètre a été installée, tandis qu'à l'ouest, une plateforme en bois avec charpente en vieux chêne et toit reste à aménager. Au sud-ouest, deux ruisseaux forment des lieux de baignade naturels. Deux sources d'eau douce, qui alimentent le hameau, desservent également des cuves enterrées et un bassin en pierre de 90m3 répartis sur la propriété.

Ce que nous en pensons

Un hameau cévenol à part entière, dont les maisons de schiste, les ruelles et les anciens fours à pain racontent près de huit siècles de vie communautaire et agricole. Les vestiges du château médiéval, les châtaigneraies et les bancels prolongent cette histoire dans un paysage de vallons boisés et de reliefs escarpés. Loin de l'agitation, l'alternance entre habitations restaurées et bâtiments à réhabiliter, assortie à l'étendue des terres et à l'autonomie du domaine, ouvre de nombreuses perspectives : résidence familiale élargie, activité agricole, accueil touristique ou séjours collectifs. Un lieu à investir progressivement, dans le respect de son architecture et de son histoire, pour renouer avec une manière d'habiter les Cévennes où vie quotidienne, travail de la terre et rapport au paysage demeurent étroitement liés.

Vente en exclusivité

930 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 553955

Surface du bâtiment principal 289 m²
Surface des dépendances 81 m²
Surface cadastrale 33 ha 94 a 93 ca

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Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

Conseillère

Sidonie Schramm +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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