Situation
Glux-en-Glenne côtoie, à 660 m d’altitude, les hautes collines du Morvan. Par temps clair, le mont Blanc et les Alpes se dessinent au-dessus des mers de nuages. La maison est établie dans le village de 87 âmes, au sein du parc naturel régional du Morvan et de deux sites Natura 2000, qui protègent le patrimoine naturel, dont les sources de l’Yonne et ses cascades, l’étang des Roches et le massif forestier du mont Beuvray. Le Centre archéologique européen de Bibracte, situé dans le bourg, et le musée, œuvres de l’architecte Pierre-Louis Faloci, ont reçu le label “Architecture contemporaine remarquable“. À proximité, Saint-Léger-sous-Beuvray, Arleuf et Château-Chinon, regroupent les commerces du quotidien. La gare TGV Le Creusot, à 47 km, place Paris à 1 h 20 et Lyon à 40 min. Par la route, Autun est à 37 min, Lyon à 2 h 20, Paris à 3 h 30 et Genève à 3 h 10.
Description
Élevée de trois niveaux sur caves, d'une superficie d'environ 1 120 m² habitables, elle a été remaniée à la fin du 19e s., lorsqu'elle reçoit en symétrie l’aile nord et la cage d’escalier centrale, ainsi qu’une annexe à un étage, adossée en prolongement de la façade.
L’accès, marqué par un portail en fer forgé entre deux piliers de pierre, s'effectue via un chemin gravillonné qui part de la cour de l’église Saint-Denis. Dans le prolongement du chemin, la cour d’honneur, engazonnée, précède la façade principale, tandis que le jardin, clos de murs, s’étend à l’arrière.
La façade symétrique, en pierre de taille enduite, présente sept travées sur deux niveaux. Le corps central, composé de trois travées et encadré de pilastres, est couronné d’un fronton triangulaire, dont le tympan porte des panneaux en relief et des petits frontons au-dessus de deux baies. Des consoles à volutes en marquent les angles, sous la corniche, que rythment des panneaux moulurés. La porte, précédée d’un perron en pierre, s’ouvre au centre, entre deux baies. Le toit d’ardoise à croupes est percé de quatre lucarnes à œil-de-bœuf à volutes, surmontées d’une boule de pierre, deux de chaque côté du fronton. Des contrevents en bois ferment les baies et des soupiraux apportent une lumière naturelle aux caves.
Dans le prolongement de la façade principale, l’annexe, plus basse, présente un corps central en saillie, en pierre apparente à chaînes d’angle, percé de trois baies cintrées et une entrée vitrée aménagée à la place d’une ancienne verrière. L’étage, enduit, compte trois fenêtres également cintrées, sous un toit d’ardoise à deux pans.
La maison
Le rez-de-chausséeAménagée à la place d’une ancienne verrière, l’entrée carrelée en damier blanc et noir conduit à un vestibule. De là, un corridor dessert les pièces de réception, un office, la cuisine et une arrière-cuisine. La cuisine a conservé ses carreaux de ciment au sol, son plafond à rosace et une cheminée en pierre à consoles moulurées. L’arrière-cuisine, également en carreaux de ciment, est équipée en buanderie et garde-manger. Elle permet l’accès au deuxième étage de l’annexe par un escalier dérobé.
Le corridor, au sol couvert de carreaux de ciment, distribue d’un côté la salle à manger, au plafond à la française avec solives apparentes sur consoles, aux murs tendus d’un damassé sur des lambris d’appui en chêne et au sol en carreaux de ciment. Un ancien poêle en faïence chauffe la pièce. De l’autre côté, se trouve le salon, au sol revêtu de tomettes hexagonales et murs en boiseries moulurées, sous un plafond à poutres et corniche. Sous une fenêtre, une cheminée Louis XV en marbre présente un intérieur en fonte et des dalles de marbre.
Le salon communique avec la salle de billard, également accessible par le corridor et par l’entrée principale, sur la cour d’honneur : une porte-fenêtre en bois et fer forgé, flanquée de deux fenêtres. La pièce, qui fait également office de bibliothèque, possède un sol en carreaux de ciment, des murs damassés et un plafond à corniche et rosace. Des doubles portes ouvrent sur le vestibule et sur la troisième pièce de l’enfilade : un bureau au sol parqueté, avec son office.
Un escalier en pierre de Comblanchien, à volées droites et rampe en fer forgé à volutes, occupe le vestibule. Un vitrail floral éclaire son palier. Derrière l’escalier, une porte ouvre sur le jardin, une autre sur des toilettes, tandis que sous l’escalier, une porte permet l’accès au caves.
Plus loin, derrière une double porte en chêne, le corridor aboutit à un hall qui distribue un escalier en chêne, le bureau, l’entrée sur rue et une chambre à coucher. Celle-ci a un plafond mouluré, un parquet en chêne et une cheminée Louis XV en marbre. Sa salle de douche est aussi accessible depuis le hall, et une petite cuisine possède un accès direct au jardin, ce qui rend la pièce indépendante.
Le premier étage
L’escalier principal conduit à un vestibule prolongé par un corridor couvert de carreaux de ciment. Celui-ci distribue deux chambres à coucher sur la cour et une troisième sur le jardin, toutes à parquet à l’anglaise, avec salle d’eau, toilettes et cheminée Louis XVI en marbre. Un grand bureau, issu de la réunion de deux pièces, ouvre aussi sur le jardin et compte deux cheminées Louis XVI en marbre à chaque extrémité. Derrière une porte vitrée, le palier du deuxième escalier dessert des sanitaires et deux autres pièces de nuit, chacune disposant d'une salle d’eau et de toilettes, pouvant être privatisées. Un ancien escalier en colimaçon en chêne, à poteau en fonte, balustres en fer forgé et main courante en bois, mène aux combles aménagés.
Depuis l’arrière-cuisine, l’escalier de l’annexe permet d’accéder à deux chambres, une salle de douche avec toilettes et un salon. Tous les sols sont recouverts de plancher.
Le second étage
Aménagé sous les toits, avec une grande hauteur sous plafond et une charpente en partie apparente, il s’articule autour d’un grand salon central, aujourd’hui salle de projection, dont le sol conserve un parquet à l’anglaise et des carreaux de ciment. Une cuisine ouverte et un espace repas complètent la partie commune, abondamment éclairée par deux fenêtres et plusieurs fenêtres de toit. Quatre chambres à coucher, à parquet à l’anglaise, carreaux de ciment ou revêtement en fibre de coco, présentent des plafonds à pans coupés sous charpente apparente, avec de nombreuses fenêtres de toit. Chacune est associée à une salle d’eau privative et des toilettes. Avec un accès indépendant depuis la rue, via le rez-de-chaussée, des escaliers et vestibules distincts, le niveau peut être privatisé.
Les caves
La maison repose sur un ensemble de caves voûtées et communicantes. Assainies par un système de drainage, leur sol est gravillonné. Elles abritent un local technique et plusieurs espaces de stockage équipés d’électricité.
Le parc
Plus de 4 300 m² de jardins entourent la maison. L’occupant actuel, amateur de rosiers, en a planté de nombreuses variétés tout autour du parc, notamment Madame Alfred Carrière, Cardinal de Richelieu, Yolande d’Aragon, Fantin-Latour, Charles de Mills et Pierre de Ronsard.Le jardin
La cour d’honneur est aujourd’hui engazonnée, le chemin d’accès la sépare du jardin, puis se prolonge autour de la maison pour former des terrasses gravillonnées, dont l’une agrémentée d'une fontaine en pierre, en fonctionnement hors périodes de sécheresse. Au sud, un bouquet de trois châtaigniers majestueux fait face, au nord, à un cèdre de l’Atlas centenaire, un frêne et un érable à feuilles d’obier. Entre ces deux groupes d'arbres pousse un jeune ginkgo biloba. Des massifs d’arbustes et de vivaces fleuries animent le jardin de leurs couleurs, sans ordonnancement ni contours nets, en particulier des érables du Japon, cornouillers, rosiers, iris, lavande, épimède des Alpes, euphorbe characias, hortensias et autres asters d’automne.
Le verger
Engazonné et en partie clos de murs, il est accessible via une grille en fer forgé flanquée de deux pilastres. Sa perspective se prolonge par une allée plantée, aménagée de treillis en arc où grimpent rosiers, vignes et glycines. Iris, lavandes, euphorbes des garrigues et asters d’automne bordent les murs. Le verger compte notamment un abricotier, un prunier et des noisetiers accompagnés de jeunes pommiers, mirabelliers, poiriers et cerisiers, plantés plus récemment ainsi, que de fruits rouges tels que des framboisiers, cassissiers et groseilliers.
Ce que nous en pensons
À la campagne, en altitude, la fraîcheur des étés est aujourd'hui un argument en soi, tandis que la situation en centre de village est rassurante. "Le château de la marquise", qui a conservé les codes décoratifs des 18e et 19e s., a retrouvé, après une rénovation complète, la richesse de ses intérieurs chaleureux, ses couleurs, ses motifs et l’ambiance d’une maison de maître singulière, à l’échelle d’une famille. Le voisinage est plus inattendu : dans un village de 87 habitants, le Centre archéologique européen de Bibracte attire des professionnels de la recherche pour des séjours courts et moyens, que la maison, dont la distribution s’y prête, pourrait héberger. Habitable sans délais, le logis convient à une famille, à l’année ou pour les vacances, comme à un projet mixte d’hébergement touristique.
Référence 667057
| Surface du bâtiment principal | 1120 m² |
| Surface cadastrale | 4315 m² |
NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.