Situation
Labellisée Ville d’art et d’Histoire, Bar-le-Duc constitue l’un des ensembles urbains de la Renaissance des plus remarquables de France.
Un golf 18 trous se trouve à 5 minutes en voiture et la ville dispose de la plus belle installation intérieure de la région pour la pratique du tennis.
La ville possède également une scène nationale dont la programmation, paraît ne pas être sans lien avec le goût affirmé de son directeur pour les chemises hautes en couleur.
La propriété se situe dans le quartier de la Préfecture, vaste respiration arborée au cœur de la ville. Parallèlement, la principale artère commerçante, animée de boutiques, cafés et restaurants, permet de satisfaire aux besoins du quotidien à pied. Une situation privilégiée, où la quiétude résidentielle s'allie à la proximité immédiate des services.
Description
Il s'organise selon un plan classique entre rue et jardin. Le corps de logis principal, établi sur l'alignement de la rue Voltaire, est prolongé en profondeur par deux ailes en retour d'équerre qui encadrent un jardin intérieur. Chacune de ces ailes s'achevait, à l'origine, par un pavillon carré en saillie, conférant à l'ensemble une composition rigoureusement symétrique. La disparition probable de l'un de ces pavillons n'a pas altéré l'ordonnance générale, les ouvertures factices conservées témoignent du souci de préserver l'équilibre architectural initial.
A l'arrière, le jardin se prolonge en retour d'équerre et contourne le pavillon subsistant pour rejoindre le garage qui s'ouvre sur la rue.
L'hôtel particulier
Elevée en pierre de Savonnières, la façade sur rue s'organise en cinq travées réparties sur trois niveaux d'élévation sous une couverture en tuiles mécaniques. Les baies sont inscrites dans des chambranles moulurés et coiffées, au premier étage, de linteaux cintrés soulignés par des agrafes sculptées. L'ordonnance est rythmée par un bandeau filant séparant les niveaux et par une corniche moulurée qui couronne l'élévation. À l'une des extrémités de la composition, une imposante porte cochère s'ouvre sous un arc en plein cintre. Son encadrement mouluré met en valeur des vantaux de menuiseries anciennes à panneaux losangés en relief avec une imposte vitrée de ferronnerie.Le rez-de-chaussée
Depuis le vestibule qui précède le hall pavé de pierre calcaire à cabochons noirs, le regard est naturellement conduit vers l'escalier qui se distingue par la présence d'un cul-de-lampe sculpté, disposé à la naissance des courbes de la cage. Traité en fort relief, il figure un lion qui se prolongent en un foisonnement de motifs rocaille.
Les décennies d'occupation notariale ont peu à peu effacé la destination originelle des pièces mais les usages professionnels successifs ont toutefois eu la délicatesse de préserver l'essentiel des éléments architecturaux et décoratifs de la demeure, dont les volumes et les dispositions anciennes sont demeurés presque intacts.
Elle comprend donc cinq pièces principales, un local technique, deux toilettes et une cuisine pour la partie restaurée. Parmi les pièces de réception, l'une se distingue par ses dimensions plus généreuses et la richesse de son décor. Probablement remaniée sous l'Empire, elle conserve cependant son parquet d'Aremberg en chêne d'origine et un ensemble ornemental avec une cheminée en marbre noir à colonnes. De hauts panneaux moulurés scandent les murs, rythmés par des pilastres cannelés coiffés de chapiteaux d'inspiration corinthienne. Deux imposants trumeaux à glace, encadrés de baguettes dorées, amplifient encore les proportions de la pièce et témoignent de sa vocation de représentation. Une porte à double battant l'ouvre sur un second salon, offrant la possibilité de composer, au gré des réceptions, un ensemble de plus vastes proportions. Egalement remanié au cours de la première moitié du 19e s., les murs sont entièrement revêtus d'un lambris à grand cadre rythmé par de hautes travées moulurées.
L'une des parois est entièrement traitée en boiseries et dissimule avec habileté plusieurs portes afin de préserver l'harmonie des élévations intérieures. Une niche encadrée de pilastres cannelés est coiffée d'une coquille rayonnante en cul-de-four dont le dessin, hérité du vocabulaire rocaille, dialogue avec un décor sculpté d'une grande finesse associant pampres de vigne, grappes de raisin et fruits en relief. Au centre, une tête de sanglier formant console, motif particulièrement singulier, allusion cynégétique, rappelant l'importance de la chasse dans la région. Le parquet en chêne est en point de Hongrie. Il communique avec une cuisine simplement équipée d'un plan de travail intégrant un évier et de grands placards. Elle rejoint deux toilettes, un escalier de service et un petit salon doté d'un parquet en chêne d'Aremberg. Il s'organise autour d'une cheminée en marbre noir surmontée d'un trumeau à glace encadré de moulures fines. Celui-ci est couronné d'un bas-relief en stuc figurant une scène à l'Antique figurant un char triomphal animé de figures mythologiques.
Situé immédiatement à gauche du vestibule, un troisième salon dont les murs sont rythmés par des boiseries moulurées avec de grands panneaux, encadrés de pilastres cannelés, probablement conçus pour recevoir des étoffes tendues, aujourd'hui disparues.
La composition s'organise autour d'une élégante cheminée en marbre noir, dont le manteau repose sur deux colonnes détachées aux fûts lisses. Le haut trumeau lambrissé qui la surmonte, encadré par les mêmes pilastres cannelés, prolonge l'élévation jusqu'à la corniche.
Si le sol est aujourd'hui recouvert d'un parquet flottant, celui-ci préserve un parquet ancien en chêne qui ne demande qu'à être redécouvert.
A sa suite, un local technique et une petite pièce avec de grands placards.
L'aile en retour qui vient à sa suite comprend un dégagement et une pièce carrelée tandis que l'autre aile comprend un ancien office suivi d'une ancienne cuisine. Elle comprend encore sa pierre à eau ainsi qu'une cheminée lorraine du 18e s. avec une porte qui s'ouvre vers le jardin.
Ce niveau comprend également le garage qui s'ouvre sur la rue.
Les caves voutées occupent toute la surface du bâtiment.
Le premier étage
L'escalier du 18e s. qui accompagne l'ascension de l'escalier en pierre est d'une grande sobriété, la finesse du garde-corps avec des volutes en fer forgé rythment les volées jusqu'à un palier de repos qui se poursuit par des marches en chêne jusqu'au premier étage. Il est éclairé par quatre vitraux.
Il débouche sur un vaste couloir au parquet de chêne posé en échelle qui distribue trois pièces à sa droite. Côté rue, la pièce arbore un parquet en chêne en point de Hongrie tandis que les murs sont entièrement revêtus de boiseries moulurées, dans lesquelles s'insèrent une bibliothèque et de hauts panneaux. Au centre de la composition, prend place une cheminée en marbre noir dont les montants cannelés avec des rosaces sculptées de feuilles d'acanthe, encadrent un foyer surmonté d'un trumeau à glace. Les hautes fenêtres éclairent généreusement l'ensemble. A sa suite, une pièce est aménagée en bibliothèque dont le parquet est recouvert de moquette qui se prolonge vers la troisième pièce qui présente de grands placard du 19e s. sur tout un pan de mur. Elle se poursuit vers l'aile en retour par un couloir éclairé par des vitraux et des placards de boiserie pour s'achever vers les anciennes toilettes, entièrement boisés.
De l'autre coté du palier, six pièces s'articulent en enfilade avec un escalier de service. Si l'ensemble conserve une grande homogénéité, deux d'entre elles se distinguent par un décor plus élaboré. Elles conservent chacune un parquet en chêne posé en point de Hongrie et une cheminée en marbre noir surmontée d'un trumeau à glace. L'une présente des jambages cannelés et un trumeau couronné d'un trophée d'armes sculpté dans le goût Empire ; la seconde se distingue par un manteau porté par deux colonnes détachées, tandis que ses boiseries, plus développées, intègrent une bibliothèque.
L'une des deux pièces se prolonge par un autre espace où une moquette ancienne y recouvre un parquet en chêne posé en point de Hongrie avec une cheminée en marbre noir et des boiseries d'appui. À sa suite prend place un cabinet plus intime, doté d'une cheminée d'angle en marbre, de boiseries d'appui et d'un parquet en chêne posé à l'anglaise.
Le second enchaînement débute par un cabinet conservant une cheminée en pierre du 18ᵉ s. accompagnée de son trumeau ouvragé. Autrefois peinte, les couches successives, aujourd'hui largement écaillées, laissent réapparaître la pierre et la délicatesse de son décor rocaille. Un dégagement mène ensuite à l'escalier de service, qui dessert une dernière pièce parquetée en chêne posé à l'anglaise et ornée d'une cheminée en marbre gris.
L'aile en retour se compose d'un couloir éclairé par une succession de vitraux qui rejoint une ancienne chambre avec un papier peint au motif de guirlandes de roses tendu sur une toile de jute.
Le second étage
Accessible par les deux escaliers, il comprend deux chambres de service, une cuisine qui s'ouvre sur une terrasse qui surplombe la ville et un vaste grenier aménageable d'environ 177m2.
Ce que nous en pensons
Il est singulier de constater que l'hôtel particulier paraît, depuis le tout début du 19e s., être demeuré fidèle aux professions du droit, accueillant successivement plusieurs études notariales. Cette longue vocation professionnelle explique notamment l'absence de salle de bain et éclaire également le destin des ailes en retour, peu à peu délaissées au profit du corps de logis principal, dont les volumes se révélaient amplement suffisants pour l'activité exercée.
À l'arrière, l'élévation sur jardin, révèle alors une expression plus authentique de la composition, demeurée largement intacte, en contraste avec l'élégante ordonnance déployée sur rue. Préservée des campagnes d'embellissement, sa patine et l'absence de remaniements importants lui confèrent une beauté singulière, empreinte d'une émotion rare, au point que l'on serait presque tenté de la laisser en l'état.
Référence 519037
| Surface cadastrale | 704 m² |
| Surface du bâtiment principal | 810 m² |
| Nombre de chambres | 5 |
Voir le Diagnostic de Performance Energétique
NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.