Dans Avignon intramuros, un discret hôtel particulier du début du 20e s.,
à l'abri de son vaste parc arboré avec terrasse, piscine et garage
Avignon, VAUCLUSE paca 84000 FR

Situation

Dans l'une des artères plantées de platanes les plus recherchées d'Avignon pour son calme et pour l'opulence de son architecture à la fois haussmannienne, début de siècle et Art déco, se déployant dans le voisinage immédiat d'une célèbre fondation d'art contemporain installée dans l'hôtel de Caumont, chef-d'œuvre incontesté de la dynastie d'architectes Franque.
Non loin de l'ancien Carmel, semblant excentré en bout de ville, ce boulevard ne l'est en rien, puisque proche des rives du Rhône mais aussi de la gare du centre, des commerces et des activités culturelles, à quelques enjambées.
La Cité des Papes, haut lieu touristique et culturel de Provence, capitale des côtes du Rhône, est desservie par un aéroport et deux gares, dont une qui la relie à Paris en 2 h 40 de TGV.

Description

Édifiée entre 1920 et 1930 sur une parcelle de plus de 600 m² en plein centre-ville, entre un opulent boulevard bordé de platanes et une discrète rue qui longe le Carmel d'Avignon, cet hôtel particulier participa de la splendeur de son premier propriétaire, un agriculteur de Barbentane, Joseph Chaix, qui fonda une banque privée à l'unique usage de ses collègues agriculteurs délaissés pas le système bancaire de leur temps. La banque existe toujours et la demeure de son fondateur aussi.
La façade nord ouvrant sur le boulevard et ses platanes bicentenaires présente un aspect sévère, sans aucun autre ornement qu'une frise à l'antique et des supports de médaillons de céramique Müller, qui mériteraient une restauration.
Les quelques marches vers l'entrée signalent une surélévation de la demeure par rapport au niveau du boulevard, rendue nécessaire par le caractère autrefois inondable de cette partie de la Cité des Papes, bien avant que d'importants travaux de régulation du débit du Rhône ne soient menés en amont. Dans le vestibule, une autre série plus importante de marches surélève encore d'un bon mètre et demi le rez-de-chaussée de la maison, son salon, sa salle à manger et sa vaste cuisine pour déboucher sur une terrasse en surplomb du-rez-de-jardin. D'un point de vue planimétrique, l'accès à ce dernier niveau ne peut se faire qu'après avoir descendu d'un côté (celui du jardin) toutes les marches montées de l'autre (côté rue). La demeure, de près de 380 m², est élevée de deux étages côté rue et de trois côté jardin, le soubassement de la terrasse et du rez-de-chaussée, en rattrapage de niveau, servant d'habitation indépendante.
Le jardin, de 500 m² environ, très arboré, planté de deux platanes désormais centenaires, d'oliviers, de lauriers et d'arbres d'autres espèces endémiques, forme un rempart végétal suffisant pour préserver de tout vis-à-vis. À son extrémité orientale, une piscine octogonale ponctue l'espace. Surélevée, elle est disposée le long du vaste garage de 90 m², ouvrant sur la rue du Carmel et offrant la possibilité d'une extension en hauteur de même surface. D'ici, la demeure apparaît, comme irréelle, à travers les frondaisons de son parc d'un autre âge.

La demeure

Les deux étages sur rue et trois sur jardin laissent l'image d'une maison qui en contiendrait deux. Les façades elles-mêmes – très différentes selon qu'elles se trouvent côté rue, provinciale avec une discrétion obligée, ou côté jardin, avec un aspect résolument balnéaire – ajoutent à la grande luminosité des pièces. Largement restaurée il y a une dizaine d'années, la demeure a conservé à travers ses sols une rare diversité de motifs de carreaux de ciment, témoins privilégié du goût de la Belle Époque pour les céramiques. Les matériaux sont ici ceux des maisons bourgeoises traditionnelles : parquets cirés, cheminées de marbre, trumeaux en stucs à motif de corbeille d'abondance ou de tourtereaux enamourés, scandant les quatorze pièces habitables dont six vastes chambres baignées de lumière.
Si le mot a encore un sens, il s'agit bien ici d'un havre.

Le rez-de-jardin
Ancien soubassement habilement rendu habitable, tout risque d'inondation écarté, ce niveau abrite un appartement indépendant d'environ 60 m², d'une hauteur sous plafond supérieure à 1,80 m. Il bénéficie de larges fenêtres latérales ouvrant directement sur le jardin de même que d'un accès de plain-pied à la verdure. Il comprend une chambre, une pièce à vivre avec cuisine, une galerie à usage de chambre et salle de jeu, une salle de bains et des toilettes. Deux tortues, deux chats et trois chiens y ont actuellement leurs habitudes.

Le rez-de-chaussée
D'une superficie de plus de 120 m² vestibule compris, le niveau comporte côté rue un salon et un bureau-bibliothèque, et côté jardin une salle à manger, une vaste cuisine équipée de façon contemporaine mais dont a été conservé le "cantou" provençal, deux dégagements, des toilettes et une terrasse sur le jardin, de près de 15 m².
Les carreaux de ciment règnent ici en maîtres sur tous les sols et déploient une variété impressionnante de motifs conservés intacts depuis la construction de la maison. C'est l'un des nombreux raffinements esthétiques que recèle le rez-de-chaussée.

Le premier étage
Sa superficie de près de 105 m², généreux palier inclus, est partagée entre une chambre de maître en suite avec garde-robe et salle de bain ouvrant sur un balcon de près de 25 m² qui surplombe le jardin, deux chambres, une salle d'eau et des toilettes. Les fenêtres armées de persiennes laissent amplement entrer la lumière, comme on aimait à le faire dans les années 1920. Les parquets de chêne cirés remplacent par endroits les carreaux de ciment ou les tomettes de l'escalier, dont les nez de marche sont en chêne.

Le deuxième étage
Ses plus de 90 m² incluent le palier, ample ici aussi et éclairé par une verrière sommitale à carreaux de couleur caractéristique du début du 20ᵉ s. Il dessert une vaste chambre, une salle d'eau, des toilettes et une partie d'un grenier qui reste à aménager.

Le garage-atelier

Ouvrant à la fois au fond du jardin par une petite porte le long de la piscine et par deux larges portes coulissantes sur la rue qui longe le Carmel, sa superficie de 90 m² environ permet d'y garer deux voire trois véhicules. C'est son usage actuel.
Mais il pourrait tout aussi bien se transformer en un atelier indépendant avec sa propre entrée. D'autant qu'une particularité le signale en matière d'urbanisme : la possibilité acquise de bâtir une extension de même surface en hauteur en vertu du droit d'alignement au bâtiment existant.

Le parc et la piscine

La possession d'un jardin verdoyant et gravillonné de 500 m² dans le centre historique d'Avignon constitue un privilège rare. Deux platanes centenaires ennoblissent le petit parc clos de murs en apportant ombre et fraîcheur bienvenues dans la touffeur des étés provençaux. Les arbres et arbustes ici plantés, d'essences majoritairement locales, réclament un entretien raisonnable du jardin qu'une pergola traverse, ornant au passage un mur de pierres en limite de propriété. Creusée en bord de parcelle au sud, face à la demeure, la piscine, de 7 x 3 m avec petit bassin, a été surélevée pour rattraper la pente du jardin au niveau du garage et de la rue sur laquelle il ouvre. Elle est entourée de plages en pierre et d'une végétation diversifiée, qui contribue à son intimité.

Ce que nous en pensons

Voilà une demeure résolument familiale qui ne demanderait qu'à le rester, jalouse de sa situation, dans le quartier le plus calme de la Cité des Papes, de son parc qui invite la campagne en pleine ville et de sa piscine. Tous font du clos un endroit rassurant et lumineux, tout en finesse colorée, à deux pas de la tourmente estivale et festivalière.
Si la destination familiale ne trouvait amateurs, on imaginerait sans peine des hôtes se succédant dans ce lieu fait hôtellerie. Ou bien qu'une fondation artistique n'envahisse les jardins de quelques toiles ou éclats déclamatoires. Ou encore qu'un béguinage ne vienne s'y installer, partageant l'espace en appartements. La voix de la jeunesse pourrait tout aussi bien s'y faire entendre à travers une communauté en résidence comme le Carmel voisin l'a fait.
Tout ici est imaginable parce que tout y a déjà été imaginé.

1 960 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barème d'Honoraires

Référence 688035

Surface du bâtiment principal 380 m²
Surface des dépendances 90 m²
Surface cadastrale 639 m²
Dont parc 500 m²
Surface totale intérieure 680 m²
Garage

Voir le Diagnostic de Performance Energétique


Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

Conseillère

Valérie Micheaux +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.