En Provence, dans l'Arles romaine,
une demeure patricienne du 18e s. libre d’interprétations variées
Arles, BOUCHES-DU-RHONE paca 13200 FR

Situation

Dans l'ouest de la Provence et des Bouches-du-Rhône, Arles se situe entre le massif des Alpilles, les paysages de Camargue et la Méditerranée. Héritière d’une longue histoire bercée par le Rhône, la richesse de ses nombreux monuments inscrits au patrimoine mondial par l’Unesco soutient la qualité de sa vie culturelle, de renommée internationale dans de nombreux domaines artistiques. Les musées, fondations, galeries, les commerces nombreux, un grand marché et les restaurants contribuent à l’animation du centre ancien.
En ville, la gare SNCF permet de rallier Paris et plusieurs métropoles en TGV tandis que des trains régionaux et l’autoroute A 54 rejoignent les principales villes de la région, dont Avignon à 35 km.

Description

La petite rue à proximité immédiate des arènes et du théâtre antique appartient à l’âme la plus profonde de l’Arles gallo-romaine. Chaque rue, chaque pierre, tout ici est marqué par l’histoire. Les générations et les édifices s’y sont succédé en confortant l’existant. La colline de l’Hauture, dans le secteur sauvegardé, conserve les traces monumentales de l’Antiquité impériale avec ce que la puissance provençale des époques ultérieures apporta de beauté architecturale dans la cité. Ce quartier a conservé son caractère résidentiel avec l’extension au cours du temps des travaux d’urbanisme vers l’ouest, comme dans toutes les villes occidentales. On sait par un érudit local du 19ᵉ s. que la propriété, close de murs, regroupait deux maisons en 1735 et avait été vendue alors par un écuyer d’Avignon. Orientée est-ouest, cette demeure en pierre de taille est élevée en façade de trois niveaux et développe une surface habitable de quelque 290 m², établie au-dessus d’un sous-sol de caves propre à assainir le logis. Les embrasures rectangulaires des deux premiers enserrent sur une grande hauteur les petits carreaux des fenêtres sous l’entablement cintré. Les contrevents pleins ont gardé leurs bois et ferronnerie. Sous la couverture en tuiles romaines, l’ancien enduit patiné affleure à la surface à l’unisson de la rue. Sur la lourde porte en bois de l’entrée, les chantournements du travail ligneux, l’arc surbaissé de l’entablement en pierre et le cartouche typiquement rocaille corroborent les origines architecturales de l’édifice Régence-Louis XV.Enfin, l'habitation bénéficie au premier étage d'une terrasse bétonnée et végétalisée de quelque 40 m² et plus bas d'un garage d'une surface approchante, surmonté d'une mezzanine, ainsi que d'une arrière-cour toute minérale.

L'habitation

Une paroi vitrée aux châssis et traverses de bois, probablement du 19ᵉ s., protège du froid en provenance de l’extérieur quand s’ouvre la grande porte sous le pas du visiteur. Le sas ainsi formé mène ensuite à l’entrée pavée de terrazzo ancien à l’italienne cerné d’une frise. L’emploi de cette matière, fragments de marbre et de faïence mêlés à de la chaux ou de l’argile, traverse tous les siècles en Italie depuis Pompei et influença le sud de la France avant de devenir très populaire dans les années 1930 avec le style Art déco et son industrialisation vers 1950. Des lambris bas ornent les murs. En face de l'entrée, une arcature en plein cintre accostée de fins pilastres doriques solennise l’escalier autour duquel la maison est structurée.

Le rez-de-chaussée
Les pièces de ce niveau sont organisées symétriquement autour de l’entrée, embellie par ses éléments de décor en bois. Deux chambres et deux salons se font face dont l’un a été équipé d’une arrivée d’eau. Des dégagements tardifs ont permis d’installer les indispensables salle de bain et commodités. Le système des portes à vantaux doubles, en chêne massif ciré, est le leitmotiv décoratif de la maison jusqu’aux étages et scande par son rythme vertical les couleurs douces et uniformes de tous les murs. Sous l’escalier voûté court une rampe de fer forgé sous les deux hautes fenêtres à petits carreaux qui éclairent les marches en pierres de Barbentane. Tout au fond, une porte s’ouvre sur une arrière-cour et un garage dont le portail donne dans la rue adjacente.

Le premier étage
Le soleil couchant embrasse la porte-fenêtre de la cuisine et les quelques marches qui mènent vers la terrasse à l’heure de l’apéritif. La salle à manger qui la jouxte mène au salon et au bureau dont le sol brille des pas effacés sur les tomettes hexagonales en terre cuite d’époque. La cheminée du salon présente un miroir surmonté d’un bas-relief d’une coupe flanquée de guirlandes de fleurs. À gauche se trouve une niche, tandis qu'une autre en symétrie est habillée de panneaux en biais aux moulurations chantournées typiques du rococo français. Dans la troisième chambre, qu'abrite le niveau, une vaste alcôve moulurée entoure le lit d’un décor de courbes et contre-courbes italianisant. Une porte a la particularité d’être située dans l’alcôve même, menant aujourd’hui à la salle de bains, probablement une ancienne antichambre.

Le deuxième étage
Deux chambres et une salle d’eau, des commodités, une buanderie et des greniers aménageables sur environ 30 m² sont situés au-dessus des salons du premier, selon un plan quadrangulaire presque identique aux niveaux inférieurs, autour de l’escalier central voûté. Les sols des différents espaces sont couverts de carreaux, anciens et en terre cuite dans les greniers et la buanderie, plus modernes dans les autres pièces. Une vue sur les toits à tuiles romaines s’offre depuis l’une des chambres.

Les caves
Accessibles depuis le rez-de-chaussée par un escalier en pierre, trois grandes caves voutées également en pierre s'étendent sous l'habitation. Elles servent actuellement d'espaces techniques abritant le chauffe-eau et la cuve à fuel ainsi que de lieux de stockage.

La terrasse

Disposés çà et là sur une surface bétonnée d'environ 40 m², bordée de murs et d'un sobre garde-corps en fer forgé, de gros pots de terre cuite sont garnis d’arbustes et autres plantes d'essences méditerranéennes. La vue est en contre-plongée sur l’arrière-cour. Au fond, un appentis à claire-voie couvert de tuiles romaines permet de se tenir à l’ombre, à l’heure orangée du couchant, près d'un ancien four.

Le garage

Accessible depuis la rue qui longe la propriété en traversant l'arrière-cour et couvrant environ 36 m² bétonnés, il est surmonté d'une mezzanine à la structure ancienne en bois d’une surface équivalente, auquel un escalier droit, également en bois, permet d’accéder. L’ensemble requiert des travaux de consolidation et d’aménagement en cas de transformation.

Ce que nous en pensons

Dans certaines maisons seigneuriales de l’Ancien Régime, fut cultivée une noblesse de vie sans éclat tapageur. L’esthétique voluptueuse des courbes dans certains décors précisément choisis est ici volontairement associée à la force sombre des bois et des tomettes anciennes. Un style épuré qui convient parfaitement au goût contemporain épris des matières et de la lumière.
Le jour glisse en biais dans cette vieille bâtisse où l’on craint les fortes chaleurs, et il joue doucement sur les murs unis sous les moulures. Le plan de cette propriété en angle de rues offre de nombreuses possibilités à ses futurs occupants s’ils envisagent des adaptations résidentielles, commerciales ou artistiques qui sont, dans le contexte du bâti, les plus envisageables. L’imagination présidera au projet que ce logis attend avec les travaux d’aménagement et d’embellissement qu'il mérite.

1 500 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 523776

Surface du bâtiment principal 290 m²
Nombre de chambres 5

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Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

Conseillère

Isabelle Wisniak +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

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