Situation
Ancienne capitale administrative de la Marne, Châlons-en-Champagne s'est bâtie au fil de la Marne et des canaux qui la sillonnent, d'où son surnom de « Venise pétillante ». Ville d'art et d'histoire, elle a gardé de ses siècles de prospérité un centre où se mêlent maisons à pans de bois, églises médiévales et hôtels classiques. C'est dans ce décor, légèrement à l'écart de l'animation commerçante, qu'une petite rue sinueuse mène à l'hôtel particulier. Le parc du Jard, promenade aménagée au bord de l'eau, est à quelques pas et ouvre le chemin de la campagne. Écoles, lieux culturels et pôle hospitalier sont proches. L'autoroute A4 passe à 11 km et le train relie Paris en 1 h 10, Reims en 35 min.
Description
La craie des murs, soulignée de pierre calcaire aux encadrements, aux bandeaux et aux chaînages d'angle, donne aux façades leur clarté. Une haute toiture d'ardoise à longs pans brisés, posée sur une corniche de pierre, s'anime de lucarnes en berceau et de lucarnes en chapeau de gendarme en pignon. Côté cour comme côté jardin - tourné vers l'ouest, de hautes baies comblées de fenêtres à petits carreaux rythment les façades avec régularité, tandis que la demeure ne concède à la rue que de rares ouvertures.
Sept marches de pierre mènent à la double porte vitrée, à la jonction des deux corps de bâtiment. Le rez-de-chaussée, haut de plus de 4 m sous plafond, réunit les pièces de réception autour d'un vestibule d'où s'élève un escalier suspendu d'époque Restauration. Les étages, plus resserrés avec leurs près de 3,40 m de hauteur, abritent salons et bureaux, jusqu'aux combles où une charpente de chêne laissée apparente couvre une vaste salle d'environ 95 m². Viennent ensuite des bureaux ainsi qu'un appartement indépendant. Au total, quelque 560 m² se répartissent en quinze pièces.
L'hôtel particulier
Chaque époque a laissé ici sa marque sans effacer la précédente. Au plan du 17e s. se sont ajoutés les marbres et les gypseries du siècle suivant, puis l'escalier ainsi qu'une cheminée de la Restauration. Portes à grands panneaux, espagnolettes de fer forgé et volets intérieurs ont traversé le temps et accompagnent toujours les hautes fenêtres. C'est au rez-de-chaussée que les décors s'épanouissent. À l'étage, des panneaux de boiserie et une alcôve sculptée rappellent encore les appartements privés d'autrefois. Aménagée en bureaux ces dernières années, la demeure a connu d'importants travaux.Le rez-de-chaussée
Au sol, un damier noir et blanc s'affiche au pied d'un escalier de chêne, qui s'élève en tournant, suspendu, sur ses balustres de fonte. D'un côté, la salle à manger lambrissée conserve sa large niche à poêle en plein cintre, encadrée de pilastres cannelés et d'écoinçons de stuc. Viennent ensuite deux salons en enfilade, parquetés de chêne en points-de-Hongrie, où la lumière entre à flots par de hautes baies. Dans le premier, une cheminée d'époque Restauration blanchie et son trumeau doré se dressent entre deux doubles portes. Le second, plus intime, se pare de gypseries où s'entremêlent trophées d'armes et instruments de musique, autour d'une cheminée de marbre rouge veiné du 18e s. au galbe rocaille. L'aile opposée, plus fonctionnelle, héberge un ascenseur, des commodités ainsi que deux bureaux.
Le premier étage
L'escalier d'honneur débouche sur un palier qui commande les deux ailes. Dans le corps de logis, un vaste salon éclairé sur deux côtés a gardé ses boiseries à grands cadres, témoins de son ancienne vocation de salle de réception. Il comprend aujourd'hui une cuisine. La pièce voisine, sans doute une ancienne chambre devenue salle de réunion, conserve une cheminée de marbre et une alcôve sculptée à l'encadrement chantourné. Dans l'aile en retour, un escalier en vis de bois monte vers les combles. S'y ajoutent des toilettes et deux bureaux à sa suite. Plafonds suspendus et parquets flottants, posés lors de l'aménagement en bureaux, pourraient probablement être déposés pour retrouver les dispositions anciennes.
Le deuxième étage
Sous les longs pans brisés de la toiture, désormais isolés, se révèle l'ossature de la maison. Fermes et chevrons de chêne, assemblés à la manière des charpentiers d'autrefois, dessinent au-dessus d'une grande salle d'environ 95 m² - véritable nef de bois - que des lucarnes cintrées éclairent sur trois côtés. Elle sert aujourd'hui de salle de réunion. Plusieurs bureaux lui font suite, ainsi qu'un appartement mansardé, indépendant, composé d'une grande pièce lumineuse et d'une cuisine.
La cave
Une trappe ménagée dans la cour ouvre sur le monde souterrain de la demeure, composé de trois caves voûtées en pierre au sol de terre battue, d'environ 2,30 m sous voûte et quelque 70 m² au total. L'une abrite une chaufferie, une autre garde les bouteilles, comme il se doit en Champagne.
La cour et le jardin
La cour d'honneur, pavée, peut abriter cinq véhicules. Contre la façade, un mascaron de lion veille sur une fontaine murale et sa vasque de pierre, non loin d'une niche ovale et de soupiraux aux grilles de fer forgé à volutes. Près du portail, une plaque de fonte armoriée rappelle des propriétaires à l'origine de la construction. De l'autre côté de la demeure, le jardin s'ouvre au couchant. Clos de murs, il est bordé d'un alignement de tilleuls taillés en tête de chat, à la façon des anciens jardins de ville. Une allée traverse la pelouse jusqu'à une terrasse abritée par une pergola. Un portillon ouvre de ce côté sur la rue, à deux pas du parc du Jard.Ce que nous en pensons
Une demeure dont l'attrait tient à cette sédimentation patiente des siècles, qui se découvre de la cour au jardin comme au fil des pages d'un livre d'histoire. Le plan du Grand Siècle, les gypseries des Lumières, l'escalier de la Restauration et la charpente de chêne composent un ensemble d'une grande cohérence, que les travaux récents permettent d'habiter sans attendre. Seuls les aménagements de bureaux des étages appelleraient à être repensés, au gré du projet retenu. Siège d'entreprise, cabinet libéral, lieu de réception ou grande maison de famille, l'hôtel se prête à bien des destins, servi par sa vocation mixte. Et derrière ses hauts murs, en pleine ville, le jardin tourné vers le couchant garde la paix d'une maison de campagne.
Référence 197271
| Surface réception | 62.00 m² |
| Ascenseur | |
| Surface totale intérieure | 560 m² |
| Nombre de pièces | 15 |
| Nombre de chambres | 4 |
| Nombre de chambres possible | 7 |
Voir le Diagnostic de Performance Energétique
NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.