Situation
Ce vaste ensemble immobilier est érigé dans le centre historique d'un bourg gardois de moins de 4 000 habitants.
La petite commune au riche patrimoine architectural compte quatre édifices protégés au titre des monuments historiques : un château, une église, cet hôtel particulier et, dans son voisinage immédiat, une ancienne commanderie de Templiers.
Située non loin des rives du Gardon et très préservée, la commune s'enorgueillit aussi d'un patrimoine paysager remarquable avec un site Natura 2000 (Costières de Nîmes) et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Les terroirs viticoles des AOC Lirac et Tavel sont proches.
L'accès à la mer se fait en moins de 40 min de route. Les gares d'Avignon TGV et de Nîmes TGV se trouvent à moins de 25 min. Enfin, les aéroports de Nîmes, de Montpellier et de Marseille, respectivement à 30 min, 1 h et 1 h 20, desservent la région et au-delà.
Description
La façade Renaissance du bâtiment date du 16ᵉ s. bien que ce dernier semble construit sur un édifice d'époque antérieure. L'hôtel lui-même a été construit en 1549 par l'écuyer Robert de Calvière, seigneur de Boucoiran, répertorié dans le livre I de la "Noblesse du Languedoc" ; mais des vestiges subsistent qui semblent le relier à la commanderie des Templiers, datant du 12ᵉ s.
Aujourd'hui, l'immeuble présente trois séquences de hauteurs différentes. L'extrémité sud de la façade ainsi que son retour face à la mairie ont été repris au 19ᵉ s. À l'intérieur, un décor plus ancien a été mis au jour. À l'opposé se trouve une sorte de tour carrée desservie par un escalier en vis monumental et abritant la partie habitable de l'ensemble. Le centre de la façade montre une composition très soignée : demi-croisée avec pilastres à chapiteaux corinthiens ; corniches moulurées et consoles ornées de feuillages à l'aplomb des pilastres. Plus à l'ouest une autre séquence de cet ensemble présente des pilastres doriques, des colonnes engagées à chapiteaux corinthiens, des baies à meneaux, une corniche à ressauts et des consoles ouvragées.
La maison possédait une cheminée Renaissance portée par deux cariatides, avec entablement orné de casques, cuirassés, faisceaux d'armes et canons montés sur quatre roues. Cette cheminée a été vendue. De beaux éléments de décor d'époque Renaissance subsistent cependant, éparpillés à l'intérieur de cet ensemble, dont un impressionnant escalier en vis entièrement restauré.
Sur les quelque 740 m² de superficie que compte l'ensemble immobilier, environ 240 m² ont été restaurés à ce jour dans la partie sud-est de l'édifice. Le reste est partiellement voire totalement en ruines. Un arrêté de mise en péril a été récemment purgé par l'adjonction d'une toiture provisoire qui met hors d'eau la majeure partie du bâtiment. D'importants travaux de rénovation et de restructuration restent à engager.
La partie habitable
Restaurée et rendue habitable, sur une superficie de 240 m² environ, elle est entièrement contenue dans la tour d'angle au sud-est de l'ensemble. Elle est accessible par un majestueux escalier en vis du 16ᵉ s. dont le départ se situe dans la cour-patio, de quelque 30 m².Élevée de deux étages sous combles, la tour se divise en quatre plateaux d'environ 60 m² chacun qui contiennent, au rez-de-chaussée, une chambre-bureau faisant face au départ de l'escalier en vis ; au premier étage, deux chambres dont une plus vaste avec salle de bain et toilettes ; au deuxième étage, une chambre et son antichambre avec salle de bains ; enfin, au niveau des combles aménagés, une salle à manger-cuisine qui accède à une terrasse sommitale avec vue sur le clocher du village et le château.
La partie en ruine
Elle regroupe deux bâtiments, à restructurer en totalité, où se succèdent les traces de nombreux ajouts ou destructions lisibles comme autant de couches archéologiques.Ici ou là, celles qui furent jadis des chambres d'apparat conservent au passage d'une porte ou dans le recoin d'une muraille quelques émouvants éléments comme ces remarquables vestiges de fresques du début du 15ᵉ s. qui représentent une chasse dans la campagne gardoise, illustrée par plusieurs figures canines tenues en laisse et prêtes à bondir sur le gibier.
Persistent aussi d'archaïques plafonds à la française et quelques menuiseries ouvrant sur l'escalier en vis de la tour.
Cette partie est aussi accessible par une cour-patio distincte de la première et mitoyenne des murs de l'église.
Ce que nous en pensons
Plus qu'un ensemble immobilier singulier, il s'agit d'un outil patrimonial majeur. À restructurer en totalité par des amateurs férus d'histoire et de patrimoine.
Le riche passé qui est exposé là, à ciel ouvert, sous chaque pas de visiteur, témoigne de tous les mouvements politiques et sociaux qui se sont exprimés alentour depuis l'établissement de l'ordre du Temple en 1169 jusqu'aux affectations les plus tourmentées des siècles suivants.
L'important est à présent que ce lieu au passé constamment recomposé retrouve à nouveau vie. Qu'il s'agisse de le transformer en hôtel voué à l’œnotourisme, de l'aménager en fondation d'art, de le restructurer en appartements, de vouer ces murs à des résidences pour étudiants ou pour séniors, le renfort de l'imagination ne sera pas superflu pour installer un futur vibrant là où le passé a laissé tant de souvenirs mêlés.
Référence 292920
| Surface du bâtiment principal | 740 m² |
| Surface des dépendances | 500 m² |
| dont aménagées | 240 m² |
| Surface cadastrale | 401 m² |
| Dont parc | 100 m² |
Voir le Diagnostic de Performance Energétique
NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.