À Meudon, témoin de l’architecture avant-gardiste des années 1950,
la maison-atelier d’André Bloc conçue par Claude Parent, à restaurer - classée MH
Meudon, HAUTS-DE-SEINE paris 92190 FR

Situation

Meudon occupe un vaste plateau boisé qui domine la vallée de la Seine, à seulement quelques kilomètres du centre de Paris. Sa géographie, formée de collines, de dénivelés, de vues portant au loin, explique l’attrait qu’elle exerça, dès le début du 19e s., sur de nombreux artistes, architectes et intellectuels en quête de calme et d’espace, tout en restant proche de la capitale.
Le quartier de Bellevue, progressivement loti à partir du 19e s., se caractérise par un habitat dispersé dans la verdure et une atmosphère résidentielle intacte. Il est desservi par la gare de Meudon-Bellevue, qui permet de rejoindre Montparnasse en moins de 15 min, et autour de laquelle se trouvent les commerces de proximité indispensables. C’est là que se situe également le marché couvert de Bellevue, qui se tient les mercredis et samedi matin. Enfin, seules 5 à 15 min de marche suffisent pour se rendre dans les établissements scolaires, publics ou privés, parmi les plus recherchés de la commune, depuis l’école primaire jusqu’au lycée.

Description

Protégée par un long mur d’enceinte et des frondaisons denses, la propriété se distingue par un accès discret aménagé dans un renfoncement. La maison a été conçue entre 1955 et 1956 par Claude Parent, « architecte de l’oblique », partisan d’une architecture d’avant-garde au service de l’imaginaire et de l’utopie. La commande venait d’André Bloc, créateur polyvalent, tout à la fois sculpteur, architecte, peintre et éditeur, partisan de l’intégration des arts dans l’architecture. Il avait précédemment fait construire sa maison sur le même terrain — la « maison Bloc », dont le jardin abrite les monumentales sculptures-habitacles de Bloc — il avait décidé d’établir son atelier à côté de celle-ci. La maison-atelier, baptisée la « Maison de gardien », est implantée en contrebas d’un terrain arboré de plus de 2 000 m², sans vis-à-vis. Elle est dissimulé visuellement de la maison « Bloc » par un écran de bambous, l’ensemble formant une copropriété.
Associant plusieurs matériaux — la pierre, le béton, le verre et le métal —, La Maison de gardien combine des lignes droites, arrondies et obliques. Loin du fonctionnalisme de l’architecture classique des années 1950, elle est pensée pour épouser la pente du terrain et rompre avec toute symétrie. Atypique, elle est autant une demeure qu’une œuvre d’art. Elle comprend aujourd’hui, en rez-de-jardin, un salon à l’abri du regard où la lumière du sud et de l’ouest est tamisée par l’abondante végétation, un vaste espace salle à manger avec une cheminée et une cuisine. Un escalier en colimaçon mène à l’étage supérieur, qui compte trois chambres ouvrant chacune sur l’extérieur par de grandes baies vitrées, deux salles d’eau et des toilettes. La chambre principale, de grandes dimensions, bénéficie d’une terrasse entourée de verdure. Un garage est également attenant à la maison. L’ensemble nécessite une rénovation complète afin de le mettre aux normes actuelles, tout en conservant son parti pris architectural.
Le terrain en pente ménage un cadre arboré et confidentiel, en cohérence avec la vocation originelle de ce lieu, qui était de favoriser le retrait et la concentration. Il dispose aussi d’une piscine désaffectée aujourd’hui, qui pourrait facilement être remise en service ou transformée en bassin de rétention. L’entrée, marquée par un portail en métal rouge, évoque les créations de Calder, bien qu’elle ait été réalisée par Bloc et Parent.
Les trois statues d’André Bloc qui se trouvent dans le jardin peuvent être acquises en sus du prix.

L'atelier

Les volumes et les circulations sont organisés autour des jeux de niveaux imposés par la déclivité du terrain, et témoignent du travail et de la réflexion qui ont présidé à l’élaboration de l’espace. L’étage supérieur est ainsi partiellement construit sur pilotis, ménageant une aire abritée où se trouve le salon actuel — à l’origine ouvert, cet espace a été refermé par André Bloc à l’aide d’une verrière en arc de cercle, dont la vue porte sur le jardin arboré. Il communique avec un autre volume qui comporte une cheminée et un poêle, aujourd’hui à usage de bureau, de salon de piano et de salle à manger — laquelle est équipée d’une table du sculpteur et designer Michael Prentice, à piston hydraulique et aquarium intégré. Le mur qui longe la rue du Bel-Air, orienté au nord, est occupé par un grand vitrail conçu par André Bloc à base de pavés de verre de couleur enchâssés dans du béton, selon une technique en vogue dans les années 1950 et 1960. L’absence de cloisonnement a été pensée ainsi dès l’origine, elle constitue la signature même d’un lieu dessiné pour le travail de l’artiste. Postérieurement, une paroi a été construite pour délimiter une pièce où a été installée la cuisine, elle-même attenante au garage.

L'étage des chambres

Entre le salon et la salle à manger se trouve un escalier en colimaçon — postérieur à la construction —, qui mène à l’étage réservé à l’espace de nuit. Celui-ci profite d’une abondante lumière. Il était initialement conçu comme le seul lieu d’habitation de la maison. La chambre principale, avec sa terrasse privative, bénéficie de sa propre salle de bains. Deux autres chambres s’ouvrent sur le jardin par des baies vitrées. Elles partagent une salle d’eau avec baignoire et une vasque créée par Andrée Putman (Oscars du design 1993). Des toilettes indépendantes sont également présentes à l’étage.

Ce que nous en pensons

Une construction qui va bien au-delà de la simple notion d’habitat. Elle est avant tout une œuvre d’art, conçue comme telle, mais également un document : celui d’un moment charnière de l’histoire de l’architecture française, où quelques figures ont cherché à inventer des formes radicalement novatrices, en rupture avec les conventions héritées. Sa protection au titre des monuments historiques en consacre l’importance patrimoniale, mais c’est spécifiquement sa valeur artistique qui la rend exceptionnelle. C’est un amateur conscient de sa portée qui s’engagera dans une restauration à la hauteur de l’enjeu architectural qu’elle représente. Elle pourra ainsi faire le bonheur d’un collectionneur d’art, d’un passionné des années 1950, d’un designer souhaitant un lieu de caractère pour y montrer ses créations ou d’un architecte, par exemple.

1 895 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


Voir le Barème d'Honoraires

Référence 331264

Surface du bâtiment principal 147 m²
Nombre de pièces 5
Hauteur sous plafond m
Nombre de chambres 3

Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr

Conseillère

Vanina Pialot +33 1 42 84 80 85

contacter

Partager

envoyer à un ami Pinterest linkedin Facebook

NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts et mesurer la fréquentation de nos services. En savoir plus