Situation
La propriété se trouve dans le sud-ouest de la région Grand Est et le sud du département de l'Aube, au sein du bourg d'Ervy-le-Châtel, commune labellisée "Petite Cité de Caractère", qui regroupe plus de 1 000 habitants. Ce dernier a su préserver son centre historique avec son église du 16ᵉ s. et sa tour-clocher ainsi que sa halle circulaire à pans de bois. Le château fort et la cité médiévale, perchés à 160 m d'altitude, sont protégés par des remparts. Ervy compte en son sein une trentaine de commerces, un marché hebdomadaire, mais aussi une école et un collège ainsi que divers professionnels de santé.
Le parc naturel régional de la Forêt d'Orient et son lac de 2 300 ha bordés par une forêt majestueuse se trouvent à moins de 1 h, le centre-ville de Troyes se rejoint en seulement 40 min et celui de Tonnerre en 30 min environ.
Description
Établie le long d'une voie communale et close de murs en pierres, la propriété se trouve dans le centre historique. Érigée sur les anciens remparts, la demeure est adossée à l'église du 16ᵉ s. et à sa tour-clocher, dont la blancheur éclatante se signale de loin dans les paysages de la vallée d'Armance.
Depuis la rue, un portail métallique s'ouvre sur une cour pavée en pierres naturelles, encadrée par les deux corps de l'habitation principale, en équerre, et une dépendance qui lui fait face. La cour se prolonge par un passage entre les deux bâtiments, un terre-plein agrémenté de tilleuls et de plantes d'une grande variété avec principalement des euphorbes organisées en massifs paysagers. Un jeu d'escaliers conduit ensuite à trois jardins en terrasses qui se déploient en contrebas, le dernier incluant une piscine bien intégrée dans son environnement.
Construite en pans de bois, la demeure est élevée de trois niveaux sur caves et coiffée d'une toiture en tuiles plates de pays. Sa façade présente de nombreux colombages apparents et des menuiseries en bois qui rehaussent le caractère authentique de la bâtisse. Les baies sont rectangulaires et les fenêtres ou portes-fenêtres récentes, à grands carreaux et à double vitrage, les premières étant en sus majoritairement armées de contrevents en bois peint en bleu clair. Garnie et rythmée par des topiaires de diverses variétés (lauriers-sauce, ifs et charmes), la façade sur la vallée, plus classique, est édifiée en briques et pierres.
Enfin, face à ce premier bâtiment, le second, également habitable, abrite un garage et une cuisine d'été ainsi qu'une chambre avec salle d'eau. Ainsi, avec celles des deux premiers niveaux de la demeure, la propriété compte six chambres ainsi que quatre salles de bain et quatre salles de douche. Le rez-de-chaussée de l'habitation principale regroupe classiquement les pièces de vie tandis que la cave est fonctionnelle et les combles, aménageables, sont déjà pour partie rénovés.
La demeure
Le rez-de-chausséeLa porte en chêne à deux vantaux, surmontée d'une imposte avec un œil-de-bœuf, s'ouvre dans un hall dallé de pierres de Bourgogne. À sa droite, une cuisine arbore une cheminée en chêne ouvragé et un sol en carreaux de terre cuite. À la gauche de l'entrée, se tient une salle à manger dont un pan de mur entier est recouvert de placards de boiseries, qui intègrent une niche ornée de guirlandes florales. À sa suite, le salon, avec parquet de chêne posé à l'anglaise comme dans la pièce précédente, possède des boiseries d'appui et une cheminée en marbre gris du 19ᵉ s. surmontée d'un trumeau avec miroir. Une porte-fenêtre s'ouvre sur un balcon en fer forgé et ménage une vue remarquable sur la vallée de l'Armance et sur la piscine en contrebas.
La porte de communication entre le salon et l'aile en retour a été condamnée pour créer deux suites indépendantes avec leur accès privé depuis la cour, précédé par un sas. La première est gratifiée d'une cheminée en marbre du 19ᵉ s. et de boiseries, elle communique avec une salle de bain et des toilettes. La seconde, à l'extrémité de l'aile, est précédée par un sas carrelé de carreaux de ciment en damier ivoire et rouge. Son pourtour est revêtu sur trois de ses côtés par des boiseries d'appui et le pan de bois est peint sur le dernier. Dans son prolongement, une salle de douche inclut des toilettes. Le sol est recouvert de fibres végétales.
Le premier étage
L'escalier en chêne qui mène à ce niveau prend naissance dans le hall principal. Il débouche sur un palier qui distribue à sa gauche une chambre avec cheminée en marbre gris et boiseries d'appui, salle d'eau et toilettes ; et à sa droite, une autre chambre reliée à une salle de bains avec deux baignoires à pattes de lion qui se font face ainsi qu'une salle d'eau et des toilettes.
En outre, un couloir distribue une salle de bain avec des toilettes, un salon avec boiseries d'appui, une chambre avec cheminée en marbre et plafond à la française, une salle de bain avec baignoire à pattes de lion et des toilettes.
Les sols du niveau sont revêtus de parquets à lames droites en chêne clair.
Le second étage
Partiellement rénové, il est commandé par un escalier en chêne du 19ᵉ s. qui part du palier du premier étage. Il se compose d'un grenier au sol en tomettes, entièrement isolé et aménageable, et d'une pièce à usage de rangement. Les murs du grenier sont totalement isolés et la charpente apparente a été rénovée. L'ensemble est éclairé par deux fenêtres en bois à petits carreaux et une fenêtre de toit.
La cave
Accessible depuis le hall par un escalier en bois, bâtie en pierres en soubassement et en briques dans sa partie supérieure, elle occupe une surface approximative de 80 m². Couverte de graviers au sol, elle présente une poutraison en bois brut apparente et permet notamment la garde du vin dans de bonnes conditions de température et d'hygrométrie.
La dépendance
Placée immédiatement à la gauche du portail, édifiée sur deux niveaux en pierre enduite et coiffée d'un toit à deux pans de tuiles plates, elle abrite au rez-de-chaussée un garage pour deux voitures accessible directement depuis la rue, une cuisine d'été, des toilettes et un espace lingerie. À l'étage, se tiennent une chambre, une salle de douche et des toilettes.Le jardin en espalier
Étendu sur quelque 1 000 m², il est structuré en plusieurs terrasses, alternativement gravillonnées ou engazonnées, au gré du relief naturel du terrain. Arboré et généreusement fleuri, il est animé par de nombreuses plantes grimpantes – passiflores, clématites et jasmins – ainsi que par des massifs d'euphorbes qui soulignent le caractère bucolique des lieux. Dans sa partie haute, il ménage de remarquables vues sur la vallée de l'Armance, véritable atout de la propriété. Rosiers, vivaces, arbres fruitiers, vignes et plantes aromatiques composent un jardin aussi ornemental que nourricier.En son point le plus bas, abritée des regards et entourée d'arbustes soigneusement taillés, une piscine chauffée d'environ 36 m² jouxte deux petits locaux techniques en bois.
Ce que nous en pensons
Un logis haut en couleurs qui domine la vallée de l'Armance et surplombe quatre niveaux de jardin en espalier, héritage d'un art d'aménager les terrains en pente fréquent dans les bourgs médiévaux. Depuis les terrasses supérieures, le regard embrasse les vues vallonnées de la campagne auboise tandis que, à son chevet, la tour-clocher de l'église du 16ᵉ s., immuable sentinelle de pierre, semble veiller sur la demeure depuis des siècles. Restaurée avec grand soin et respect de son caractère originel, l'habitation conjugue authenticité patrimoniale et confort contemporain. La piscine, discrètement intégrée au dernier niveau du jardin, parachève un ensemble rare à l'histoire, à l'architecture et au paysage singuliers.
Référence 688157
| Surface cadastrale | 1964 m² |
| Surface du bâtiment principal | 484 m² |
| Nombre de chambres | 6 |
| Surface des dépendances | 96 m² |
| dont aménagées | 48 m² |
Voir le Diagnostic de Performance Energétique
NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.