Situation
La propriété se dresse sur les hauteurs d'un ancien bourg médiéval, dans un périmètre sauvegardé. Le village compte plus de 1 800 habitants et regroupe plusieurs commerces pour la vie quotidienne ainsi que quelques restaurants. Une gare SNCF dessert Paris et Lyon en 2 h 30. Non loin de la Suisse, la maison se trouve à 3 h de Bâle et 4 h de Genève.
La cité historique, labellisée "station verte" car elle se trouve à la jonction du canal du Nivernais et de trois rivières, est agrémentée d'un port de plaisance. Elle occupe un éperon rocheux d'où les vues panoramiques vont jusqu'à l'horizon, où se côtoient canal du Nivernais, bocage avoisinant et monts du Morvan. Les anciens remparts du village ont été restaurés et, du donjon dont seule la base subsiste, se dresse une statue monumentale de la Vierge Marie, qui veille sur la cité.
Description
Le village, tout en hauteur, est traversé de nombreuses ruelles bordées de maisons en pierre. Arrivé au sommet de la cité, une église du 11ᵉ s., inscrite au titre des monuments historiques, fait face à une vaste place. La demeure, bâtie en 1728, se tient à proximité, avec son portail ouvragé. Sa façade principale est orientée à l'ouest. Une grande cour fermée, cernée d'un côté par un bûcher et de l'autre par deux dépendances (à usage d'atelier, de chaufferie et de garage), permet de stationner des véhicules. Au sud se déploie le parc, clos de murs et arboré, qui domine le canal du Nivernais et inclut un verger conservatoire ainsi qu'une longère habitable. Plus au nord, face aux autres dépendances (une petite maison, des abris et d'anciens clapiers), se tient un potager bien soigné. Une petite allée accède directement à la cour intérieure de la maison. Un puits en pierre, profond de plus de 25 m et alimenté par une source, assure un bon approvisionnement en eau toute l'année.
La demeure est élevée de trois niveaux et sa façade animée de nombreuses baies, qu'encadrent des contrevents semi-persiennés en bois. Une porte en bois vitrée rehaussée d'une imposte en verre marque l'entrée principale, précédée d'un petit perron en pierre. La toiture, à deux pans de tuiles plates de Bourgogne et restaurée en 2016, est ponctuée de plusieurs souches de cheminée. Si le rez-de-chaussée rassemble classiquement les pièces à vivre ainsi qu'une première chambre, c'est dans les étages que se concentrent les chambres : cinq au premier avec trois salles de bain ou de douche et une, très vaste, avec salle de bains et garde-robe au second, dans les combles.
Les dépendances, bâties en pierres ou en briques et couvertes de toitures en tuiles traditionnelles ou mécaniques plates, participent d'un ensemble architectural cohérent et robuste.
La maison principale
Le rez-de-chausséeLa double porte d'entrée, par ses vitres protégées d'une ferronnerie à volutes et son imposte, éclaire le hall, revêtu au sol des carreaux en ciment d'origine, aux dessins géométriques. Un vestibule dessert d'une part une salle à manger avec âtre en marbre, plancher en chêne, murs enduits à la chaux et poutres apparentes au plafond. Une porte indépendante avec imposte en verre et encadrement en pierres apparentes donne sur le verger.
L'entrée principale commande un premier salon. La blancheur des murs, peints à la chaux, y met en relief çà et là la pierre apparente, qui se retrouve sur les chambranles de l'ancienne cheminée. Cette dernière abrite aujourd'hui un poêle en fonte suisse qui repose sur des tomettes authentiques. Au dessus de l'âtre, une poutre massive est encadrée par deux corbeaux. Le sol est revêtu d'un plancher à larges lattes.
S'ensuit un second salon, où les murs sont enduits à l'argile. L'empreinte d'un ancien foyer aux chambranles colorés renferme aujourd'hui un lieu de rangement. Une ancienne cuisinière y est encore en fonctionnement.
La jouxte une cuisine dallée de travertin, aménagée de placards et équipée d'une véritable cuisinière ancienne. Une porte accède directement à l'extérieur.
De retour dans le hall d'entrée, enfin, un escalier central, en chêne sablé avec main courante en fer forgé et boule décorative sur la rampe de départ, conduit aux étages. Proche de l'escalier, une chambre à coucher parquetée donne vue sur le parc tandis que, non loin, un garde-manger bénéficie actuellement d'une restauration.
Le premier étage
Un palier ouvre, via une double porte en verre, sur un grand dégagement parqueté, décoré dans un angle d'une vasque en céramique marocaine. Il commande une grande chambre à coucher illuminée par trois fenêtres et agrémentée d'une cheminée en marbre. Les murs de couleur ocre rehaussent la blancheur du plafond. Les menuiseries en bois ont été restaurées dans les règles de l'art et les fenêtres sont à double vitrage. Une salle de bains avec baignoire balnéo, douche italienne, toilettes suspendues, murs peints et plancher en chêne rouge y est attenante.
De retour dans le dégagement, se trouvent une chambre d'enfant avec vue sur l'église du village et, à ses côtés, une troisième chambre, située à l'ouest, avec âtre en marbre et murs en partie en pierres apparentes. Une porte coulissante accède à une salle de douche carrelée et des toilettes.
Un corridor conduit entre autres à une terrasse extérieure en tek bordée d'un garde-corps en bois. De retour dans le couloir, ce dernier dessert deux autres chambres parquetées : l'une à l'ouest et l'autre au nord, l'une aménagée de placards et l'autre associée à une salle de douche avec toilettes.
À ce niveau comme aux deux autres, enfin, un interphone a été installé.
Les combles
La cage d'escalier, lumineuse grâce à une fenêtre rehaussée d'un œil-de-bœuf, éclaire le plafond, recouvert de bois clair. Une double porte moulurée aux poignées noires commande un grand espace carrelé de tomettes authentiques sous la charpente apparente, percée de nombreuses fenêtres de toit occultables électriquement. La toiture a été isolée avec de la laine de bois bardée de lames de bouleau. La hauteur sous plafond atteint 4,30 m.
S'y trouvent une chambre à coucher, une garde-robe au plancher en bois à larges lattes, un espace de rangement, une salle de bains pavée de terre cuite avec baignoire en fonte à pattes de lion, douche à l'italienne et toilettes. Ici aussi, un poêle suisse réchauffe la pièce.
Les dépendances bordant la cour
Situé dans la cour intérieure, la première de ces dépendances, un bûcher, se remarque par ses trois piliers à trois têtes, qui en soutiennent la toiture, à deux pans de tuiles plates de Bourgogne.En face se trouve un autre bâtiment, qui ouvre par une double porte cochère car il constituait autrefois les écuries. Il renferme aujourd'hui un atelier de près de 30 m² et une chaufferie d'environ 15 m². Une échelle permet de grimper à l'étage, de même surface que le rez-de-chaussée.
À côté de celui-ci, une dernière dépendance sert de garage et abrite l'ancienne charrette d'un médecin qui jadis logeait dans la maison. Elle lui permettait alors d'aller chercher les malades. Une porte moulurée avec une crémone en ferronnerie ouvre sur une pièce aménagée de quelque 17 m². Trois fenêtres éclairent l'espace, parqueté et agrémenté d'un poêle en fonte originaire de Suisse.
Les dépendances situées dans le parc
Une longère à la toiture très pentue, en tuiles artisanales avec un motif géométrique en forme de losange, longe tout un côté du parc. Quelques marches en pierre accèdent à une porte rehaussée d'un châssis. Elle donne dans une pièce avec poutres apparentes, d'une surface de près de 25 m², où une trappe commande une autre salle, étendue au sous-sol sur quelque 35 m² et équipée d'une ancienne cuisinière à bois ainsi que d'une cheminée. Un pavage en terre cuite se retrouve dans chaque espace. Un accès donne directement dans l'une des rues du village.En outre, au nord et face au potager, un bâtiment en brique abrite une salle de près de 15 m², puis une petite serre à rénover d'environ 12 m² et des toilettes anciennes. S'ensuit un abri pour le bois de chauffage, puis d'anciens clapiers. Une petite maison, en pierre couleur ocre et à la toiture ancienne, renferme deux pièces : l'une de plus de 10 m², au sol revêtu de tomettes d'origine, l'autre de près de 15 m².
Le parc
Vaste d'environ 2 200 m² et clos de murs, il surplombe le canal du Nivernais. Au sud se trouve le verger conservatoire, abrité des regards et planté de plusieurs arbres fruitiers des plus connus aux moins célèbres comme des pommiers Double Belle-Fleur ou Belle Fille de Bourgogne, des poiriers Saint-Rémi ou Curé, des pruniers Sainte-Catherine ou Reine-Claude d'Oullins, des figuiers Crystal et des groseilliers à maquereau ou Versaillaise rouge. Ces fruitiers, variés et parsemés un peu partout dans le parc, se mêlent à quelques arbres décoratifs comme des noisetiers pourpres, un cerisier du japon, un magnolia ou deux forsythias. Des essences florales tel le rhododendron y sont également représentées.Ce que nous en pensons
Une demeure au caractère discret et que son architecture, sobre et élégante à la fois, nimbe d'une atmosphère vaudoise. Des volumes généreux se déploient à l'intérieur, avec un confort optimal et une lumière abondante qui met en évidence les éléments ornementaux ou fonctionnels authentiques. Un climat chaleureux se dégage du lieu grâce notamment aux nombreux poêles anciens qui s'y trouvent, agréables à l’œil et tous de facture suisse. Les occupants actuels, passionnés de vieilles pierres et membres de l'association des Maisons paysannes de France, se sont enrichis de méthodes anciennes pour la restauration du noble logis. Ils ont en outre fait appel à des Compagnons du Devoir pour assurer quelques travaux.
Depuis la propriété, bien située et environnée de verdeur, tout peut se faire à pied ou à bicyclette, des courses aux promenades, vers l'horizon ouvert.
Référence 772152
| Surface cadastrale | 2848 m² |
| Surface du bâtiment principal | 354 m² |
| Nombre de chambres | 5 |
| Surface des dépendances | 300 m² |
Voir le Diagnostic de Performance Energétique
NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.