Situation
Surnommée au 18ᵉ s. "la petite Athènes de la Bourgogne", la capitale historique de l'Auxois, établie dans l'ouest du département de la Côte-d'Or, est protégée en tant que "site patrimonial remarquable" et labellisée "Ville et Pays d’art et d’histoire". À l'orée du parc naturel régional du Morvan, à 1 h de Dijon et 20 min de Montbard ainsi que de sa gare TGV, Semur-en-Auxois est également à 10 min de l'autoroute A6. Elle dispose de tous les commerces et services nécessaires. Bâti dans un méandre de la rivière Armançon, le site était un castrum au haut Moyen Âge. Centre administratif ducal et foyer économique de première importance, il fut plusieurs fois fortifié mais ce sont les traces de l'urbanisation médiévale qui s'imposent aujourd'hui encore dans le paysage.
Description
La porte fortifiée
Le rez-de-chausséePassé la porte, un escalier en vis mène à l'étage. Une petite porte sur la gauche conduit au local du rez-de-chaussée, avec sa vitrine sur rue. Les sols sont couverts de petits carreaux en terre cuite carrés et patinés.
L'entresol
La petite pièce qui le compose, au sol carrelé de terre cuite et au plafond à poutres apparentes, est éclairée d'une lancette dans une niche voûtée. Celle-ci semble avoir abrité un étroit espace de travail dont il reste des traces de meuble en bois encastré.
Le premier étage
La pièce maîtresse du niveau occupe l'ancien corps de garde, depuis lequel étaient manœuvrés les deux ponts-levis. Les mécanismes ont depuis été retirés. Elle dispose d'une cheminée en pierre, à manteau de bois mouluré, et, côté sud, d'une ancienne baie à coussiège, désormais condamnée, visible depuis le couloir. Le plafond est à poutres apparentes et le sol carrelé de pavés en terre cuite identiques à ceux des niveaux inférieurs ; les pans de bois transparaissent à travers l'enduit clair des murs.
Le second étage
Le dernier niveau rassemble deux pièces de vie, dont une avec une cheminée à large hotte droite identique à celle de l'étage inférieur, ainsi que deux pièces plus petites, dans les tourelles. Afin de donner au lieu un caractère plus confortable, des aménagements, comme la réduction des âtres de cheminées en bois, l'ajout de grandes baies et des pavements au sol, furent effectués au tournant des 17ᵉ et 18ᵉ s. Les plafonds dévoilent la poutraison et le savant travail des charpentiers de l'époque. Les sols sont identiques à ceux des niveaux précédents. Un escalier mène aux combles, dévoilant plus encore le talent des artisans d’autrefois, concepteurs de la charpente cathédrale, qu'éclairent les deux lucarnes jacobines.
Ce que nous en pensons
Par une rénovation, une restauration ou une réhabilitation à sa hauteur, la porte fortifiée, lieu emblématique de la cité médiévale, attend désormais qu'un amoureux du patrimoine s'attache à lui redonner vie.
Avec son passage formant galerie, appartement atypique ou atelier d'artiste, les options sont nombreuses et l'occasion unique de poursuivre, d'une manière personnelle, accordée à l'esprit du temps comme à des goûts affirmés, l'œuvre débutée par Jean de Sauvigny il y a plus de 600 ans. Bien exploitées, sa proximité immédiate avec la rue ainsi que sa situation de point de passage vers la vieille ville constituent les atouts évidents d'un lieu historique bien singulier. Plus qu'une simple demeure à faire renaître, la porte pourrait participer à la floraison d'un patrimoine local qui reste encore, par bonheur, à valoriser.
Référence 359237
| Surface cadastrale | 15 m² |
| Surface du bâtiment principal | 86 m² |
| Nombre de chambres | 1 |
NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.