Situation
Au nord-est du Finistère, à la limite des Côtes-d’Armor, Guerlesquin occupe une position de transition entre le Trégor intérieur et la baie de Morlaix. Le bourg, classé parmi les Petites Cités de Caractère de Bretagne, conserve un centre ancien organisé autour de places bordées de demeures de granit, dominé par les halles et l’ancienne prison seigneuriale du 17ᵉ s. La route nationale 12 qui relie Rennes à Brest se rejoint en une dizaine de kilomètres, et facilite les déplacements vers Morlaix ou Lannion. La gare TGV de Morlaix, à environ 25 km, assure des liaisons directes vers Brest, Rennes et Paris. Les plages du littoral breton, enfin, se trouvent à une vingtaine de kilomètres.
Description
Le corps de ferme
Il se présente comme un logis rural en pierre de plan rectangulaire, élevé de deux niveaux sous une toiture en ardoise à deux pans. Les murs en moellons apparents, percés de baies régulières, témoignent d’une construction simple et solide. La façade principale s’ouvre sur la cour, tandis qu’un pignon marqué par une haute cheminée souligne l’origine ancienne du bâtiment. À proximité immédiate, une dépendance en pierre couverte de bac acier prolonge le volume bâti et participe à l’organisation de la cour.Le rez-de-chaussée
Il s’organise autour des pièces de vie traditionnelles. La salle de séjour, traversante, conserve un caractère rustique affirmé avec ses solives apparentes, son sol carrelé et une large cheminée de pierre dont le manteau massif encadre le foyer. L’espace peut recevoir une grande table familiale et bénéficie d’une ouverture vers l’extérieur qui apporte une lumière latérale.La cuisine, attenante, présente un aménagement simple, autour d’un espace de repas et d’une cuisinière à bois. Les murs enduits et les poutres visibles rappellent l’esprit domestique d’une maison de campagne restée proche de son usage d’origine. Une salle de bain avec douche ainsi que des toilettes, avec carrelage au sol et faïence murale, éclairée par une fenêtre haute, sont aménagées en retour d’équerre. Une pièce supplémentaire pourrait faire office de chambre.
L'étage
Un palier distribue trois chambres. Les volumes sont simples et lumineux, avec des sols en bois et des baies qui donnent sur la campagne environnante. Certaines pièces conservent un décor modeste, marqué par les couleurs des murs et le mobilier en place. Au-dessus, un grenier occupe l’espace sous charpente et constitue un volume supplémentaire de quelque 56 m² au sol, qui peut servir de stockage ou d’aménagement futur.
Les terres
Elles s’étendent sur plus de 17 ha et se développent en continuité autour du noyau bâti. Les parcelles s’organisent en un ensemble relativement homogène qui s’étire depuis les bâtiments vers l’ouest et l'est, où elles se prolongent par un grand massif boisé.Un premier groupe de parcelles entoure les bâtiments et se compose de prairies ainsi que de terrains ouverts, tandis que les terres se resserrent ensuite en un long ruban qui conduit vers des zones forestières. L’essentiel de la surface, constitué de bois et de landes, forme un environnement naturel dense car peu transformé. Enfin, un chemin forestier permet d’accéder, plus au nord, à quelques prairies aujourd’hui en friche.Les dépendances
Un premier bâtiment agricole, largement ouvert sur l’extérieur, correspond à un double hangar destiné au stockage du fourrage ou à l'entreposage du matériel.Un second bâtiment d’élevage, dont l’intérieur conserve encore les équipements liés à l’exploitation, notamment des couloirs d’alimentation et des séparations pour le bétail, lui fait face. Mitoyenne, une ancienne petite maison est restée figée dans le temps. La structure repose sur une charpente bois sous couverture légère.Quatre anciennes crèches en pierre sont visibles mais largement recouvertes par la végétation.Plusieurs petites annexes en pierre ont été conservées : certaines font office de remises ou d’espaces de rangement, avec sols en terre battue ou en béton, murs en pierre apparente et plafonds à poutres anciennes.Des vestiges en pierre de taille encore en bon état subsistent à l'écart, dont notamment les anciens fours du manoir originel, mais également une longère dans son prolongement. Une partie de ces constructions, ainsi que le pignon de la maison, sont répertoriées comme appartenant à l’ancien manoir du 16ᵉ s., autrefois organisé autour d’une cour fermée.Ce que nous en pensons
Aux confins de l’arrière-pays trégorrois, un refuge de pierre à l’histoire architecturale et seigneuriale ancienne pour qui recherche l’espace et la discrétion, alliés à une sobriété bâtisseuse traditionnelle.
Sur un territoire élancé de 17 ha, il serait possible d’imaginer un parcours naturel où alternent bois, prairies, zones humides, chemins creux et points de vue dégagés. Un tel cheminement appellerait à la marche et au recueillement, au contact d’un environnement encore brut, où la faune demeure bien présente. Les amateurs de chasse à la bécasse y trouveront d’ailleurs un terrain particulièrement favorable.
Un lieu à réinventer pour qui souhaite s’établir au sein d’une nature dense et d'un paysage doucement vallonné, dans un domaine qui se découvre peu à peu, plus qu’il ne se montre.
Référence 724021
| Surface cadastrale | 17 ha 56 a 29 ca |
| Surface du bâtiment principal | 111 m² |
| Nombre de chambres | 3 |
| Surface des dépendances | 575 m² |
Voir le Diagnostic de Performance Energétique
NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.