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Depuis la rue du village il est difficile d’imaginer que derrière la façade de brique et la haute porte cochère se cachent plusieurs bâtiments formant une cour intérieure et un véritable havre de verdure au cœur du village. L’ancien relais de poste et ses dépendances, entièrement rénovés, constituent aujourd’hui un petit hameau dédié à la villégiature où les matériaux anciens habilement mis en valeur côtoient les lignes contemporaines de l’aménagement pour le plus grand confort des hôtes. Chambres individuelles ou gîtes : plusieurs choix s’offrent à eux avec la particularité de bénéficier des standards d’un hôtel tout en conservant leur indépendance. À une heure trente de la capitale en train, les citadins trouveront là le lieu idéal pour s’échapper sans même avoir besoin de prendre leur voiture.
Parisien en quête d’air lors d’une canicule, je découvre, en 2006, une échappée inattendue : Conches-en-Ouche. À portée de train depuis Saint-Lazare, le contraste est saisissant : quitter la foule pour un quai bordé d’arbres et de silence. Autour, des forêts profondes qui m'ont rappelé mes études à l'école des officiers sur la base aérienne d'Évreux. Plutôt que la Normandie maritime, lointaine et saturée, nous choisissons cette campagne habitée : un bourg vivant, structuré, avec commerces et esprit local. La proximité de la gare devient un luxe rare : celui d’un refuge accessible sans voiture. Ici, le temps se déploie autrement, entre nature, simplicité et élégance discrète.
Lors de la restauration du lieu, j’ai choisi de révéler plutôt que de masquer. Cette maison, ancien atelier d’un menuisier, M. Duval, portait encore la mémoire de ses gestes, lui qui œuvra aussi au château du Champ de Bataille. Sous les couches d’enduits accumulées d’après-guerre, tout un langage de matières était enfoui. J’ai entrepris de le faire réapparaître : décaper, dégager, montrer. Les portes, les placards, les boiseries racontent désormais la main de l’artisan, jusqu’aux traits de crayon laissés pour la coupe. Brique, pierre, laiton, rien n’a été dissimulé. À cette vérité rustique, j’ai associé un aménagement contemporain, pensé pour une clientèle parisienne en quête de confort et d’esthétique. Le lieu assume ainsi un dialogue subtil entre tradition et modernité, entre mémoire ouvrière et élégance actuelle.
À l’origine, la maison était un relais de poste, animé les jours de marché de Conches-en-Ouche. Les maraîchers y laissaient chevaux et charrettes avant de dormir sur place. La grande porte cochère, la hauteur sous plafond, tout rappelle cette vie d’étape. Devenue ensuite maison familiale, elle a traversé le temps jusqu’à un profond délabrement, faute de moyens. Le destin bascule avec la propriété voisine : promise à la démolition au profit d’un immeuble sans âme, elle menace l’équilibre du lieu. Refusant cette rupture, nous décidons d’agir. Avec un entrepreneur passionné et son épouse, naît un projet inattendu : restaurer l’ensemble et imaginer un petit hôtel. Salariés durant les années de travaux, ils en deviendront les gardiens. Ainsi, par un concours de circonstances et une volonté de préserver, un patrimoine rural retrouve sens et avenir.
J’ai voulu transposer ici une exigence hôtelière acquise à Paris, en offrant un confort sans concession : literie soignée, linge choisi, qualité constante dans chaque détail. Cette adresse, pensée comme un refuge, relève avant tout du coup de cœur. Le gardien veille au bâti et son épouse à l’entretien, avec une attention discrète et essentielle. Derrière le portail, le jardin déploie un autre monde : un écrin végétal où les oiseaux dominent, isolé du village pourtant tout proche. On y vit sans voiture, entre nature et commodités immédiates. L’accueil privilégie désormais la liberté : café, thé et cuisine sont à disposition, tandis que chacun va chercher son pain à la boulangerie voisine. Une simplicité choisie, propice aux échanges, qui donne au séjour une douceur presque domestique.
Aux alentours, les découvertes composent un art de vivre entre nature et patrimoine. Le Château du Champ-de-Bataille s’impose comme une halte magistrale, avec ses jardins spectaculaires et ses promenades au fil de l’eau. Plus loin, Verneuil-sur-Avre charme par son authenticité préservée et son héritage architectural. À Mesnils-sur-Iton, la Manufacture Cluizel dévoile un savoir-faire chocolatier d’exception. Quant à Conches-en-Ouche, le village concentre les attraits : un centre équestre réputé, le Musée du Verre de Conches et un arboretum propice à la flânerie. Côté table, "Le Donjon", "La Grand Mare" et "Casa Altillo" déclinent chacun une cuisine sincère, entre tradition et générosité.
1350 € - 1700 € / semaine
400 € - 500 € / week-end
La propriété comprend trois gîtes. La maison Zen dispose d'une cuisine et de toilettes au rez-de-chaussée, d’un salon et d’une chambre au premier étage ainsi que d'une deuxième chambre et d’une salle de bains au deuxième étage. La maison Briques dispose au rez-de-chaussée d'une salle de bains et d'une chambre et au premier étage d'une chambre et d'un salon. Ces deux gîtes donnent sur un jardin privatif. La maison Bauge comprend une cuisine au premier niveau, un salon au deuxième étage et une chambre avec salle de bains au troisième niveau.
ref 720691
140 € - 240 € / nuit
280 € - 480 € / week-end
La propriété comprend quatre maisons indépendantes. Les chambres d'hôtes, dont deux suites, toutes avec leurs salles de bain attenantes, occupent le premier et deuxième étage de la "Maison Bourgeoise". Au rez-de-chaussée, une cuisine à partager est à disposition des hôtes.
ref 720691
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