Situation
À proximité du jardin des serres d’Auteuil, du stade Roland-Garros et du bois de Boulogne, le quartier des Princes-Marmottan est l’un des secteurs les plus recherchés de la commune de Boulogne-Billancourt. Le lieu compte de nombreux établissements scolaires réputés, comme le collège-lycée Dupanloup, notamment, à 5 min de marche. La station de métro Boulogne — Jean Jaurès, avec la ligne 10, profite de multiples commerces dans son périmètre.
Description
Un premier atelier, de style industriel et haut de près de 3 m, est installé dans le petit édifice indépendant, entièrement habillé de brique rouge. Élevée de biais par rapport à celui-ci, la maison principale compte quant à elle trois niveaux en plus d’un sous-sol. Sa façade combine brique rouge et rocaillage de pierre meulière, tandis qu’un bandeau de carreaux en céramique de Sèvres vient souligner le deuxième étage. Au premier, une terrasse s’étend, posée sur l’atelier indépendant ainsi que sur l’avant-corps qui protège l’entrée de l’habitation. Celle-ci s’articule autour d’un second atelier aux volumes imposants, qui a conservé son remarquable parquet en point de Hongrie. Sous un plafond cathédrale qui culmine à 5,5 m, il est éclairé par une haute verrière qui donne sur le jardin. Il jouxte un salon en alcôve placé sous une grande mezzanine ainsi qu’un débarras. Au fond, une porte permet de communiquer avec une salle à manger au sol couvert de tomettes noires et blanches d’un remarquable effet graphique. Celle-ci est adjacente à une cuisine au carrelage similaire dans les tons ocre et crème, elle aussi desservie par le corridor d’entrée. Le niveau profite d’une circulation en boucle d’une grande fluidité.
Un escalier en chêne conduit au premier étage. Deux mezzanines surplombent l’atelier : la plus petite donne accès à une terrasse ensoleillée de plus de 30 m² ; la seconde précède une vaste chambre éclairée par deux fenêtres orientées à l’ouest ainsi que d’une cheminée aux lignes sobres. Outre l’escalier qui se poursuit vers le second étage, le palier dessert aussi une pièce de nuit plus petite. À cet étage, ainsi qu’au suivant, un parquet de chêne en pose droite habille les sols.
Le troisième niveau se compose de deux chambres et d’un bureau. L’une d’entre elles, orientée à l’ouest, donne accès à une terrasse de toit et dispose de sa propre salle d’eau. Dans le plafond de cette dernière se trouve une trappe qui permet l’accès à une pièce-grenier aménageable, autrefois reliée à l’étage inférieur par un escalier escamotable. Une seconde salle d’eau ainsi que des toilettes séparées y sont installées.
Un vaste sous-sol comporte de nombreuses possibilités d’agencement une fois la cuve pour le fioul retirée.
L'atelier d'imprimeur
Les ateliers forment deux espaces dégageant des ambiances distinctes qui, jadis, dialoguaient en harmonie. Le bâtiment adjacent à la maison, bien que séparé, est de style industriel. En L, avec un plafond haut de 3 m et un sol brut, il s’agit d’une ancienne imprimerie d’art qui abritait encore il y a peu presses antiques, massicots et caractères d’imprimerie. De cet atelier sortaient de luxueuses éditions originales, en tirage limité et sur papiers rares, illustrées par les artistes qui œuvraient dans le second atelier. Ses verrières donnent d’un côté sur la rue Max-Blondat et de l’autre, sur le jardin. Il dispose de deux entrées et de toilettes. Les possibilités de transformation et d’aménagement sont multiples : studio indépendant, espace de travail autonome, ou encore salle de sport ou piscine couverte.L'atelier d'artiste
La maison d’habitation s’articule autour d’un autre atelier qui lui répond aux codes de l’atelier d’artiste de l’imaginaire collectif : une impressionnante hauteur sous plafond de 5,5 m, une verrière élevée qui donne sur le petit jardin, des mezzanines bordées de balustres en bois qui surplombent les espaces. Son plafond compte de discrètes moulures de style art déco, tandis que le parquet en chêne massif en point de Hongrie ajoute au cachet, demeuré intact, des lieux. Là, profitant de la douce mais abondante lumière du nord-est, les artistes publiés — de Saint-John Perse à Julien Gracq, d’André Derain à Pablo Picasso — venaient superviser le travail de gravure ou créer leurs propres gravures d’illustration pour leurs ouvrages, mis sous presse dans le premier atelier.L’acoustique du lieu est également à souligner, l’atelier central ayant en effet longtemps hébergé un orgue. La cantatrice Jane Arger, qui vécut dans la demeure de 1930 à 1960, y avait aussi un piano dans la grande chambre du premier étage, où elle donnait des cours de chant.
Ce que nous en pensons
Une demeure avec une histoire et des histoires, une réelle présence, qui a vu défiler, sans faire de bruit, parmi les plus grands artistes du 20e s., à réinventer sans l’effacer, à mettre en valeur sans la trahir. Les familles y trouveront un cadre de vie équilibré ; les actifs, une adresse qui conjugue prestige et praticité, à quelques minutes de Paris. C’est aussi la configuration même de la maison qui en fait un bien singulier. La coexistence d’un vaste logement et d’un atelier indépendant peut permettre à un artiste, à un musicien, à un architecte, à un photographe ou à un professionnel exerçant en libéral de dissocier l’espace de vie de celui du travail, sans les éloigner.
3 350 000 €
Honoraires à la charge du vendeur
Référence 789349
| Surface totale intérieure | 390 m² |
| Surface du bâtiment principal | 203 m² |
| Surface des dépendances | 25 m² |
| Nombre de pièces | 9 |
| Hauteur sous plafond | 5,52 / 3 m |
| Surface réception | 39 m² |
| Nombre de chambres | 6 |
Voir le Diagnostic de Performance Energétique
NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.