Entre Conques et Espalion, en lisière d’un village historique,
un château et son donjon médiéval rénovés
font face à un admirable point de vue et s'entourent de 15 ha de terres libres
Rodez, AVEYRON midi-pyrenees 12000 FR

Situation

Au carrefour d’anciennes terres à blé au nord, de la vallée d’Olt à l’est, des pays du vignoble à l’ouest, et du Causse Comtal au sud, le château est à quelques encablures des plus belles visites du patrimoine culturel, historique et naturel rouergat. Il est situé à 5 min à pied d’un village dynamique, ancienne cité médiévale des comtes de Rodez au plan orthogonal inspiré des bastides.
La gare et l'aéroport de Rodez, avec des vols vers Paris, Londres et Bruxelles, sont à 35 min. L’A75 est à 1h.
La situation climatique très privilégiée du territoire, favorable à la culture de la vigne et des arbres fruitiers, et sa proximité avec Rodez, ont très tôt attiré les religieux, les nobles puis la bourgeoisie. La couleur lie de vin, omniprésente dans l’architecture, les champs labourés et les versants des coteaux, assoit le caractère chaleureux et attrayant de ce paysage jardiné.

Description

Bâti à flanc de coteau sur un versant sud, dans un site qui domine le village à 200 m à l’est, le château, en pleine nature, est protégé visuellement des premières constructions du bourg. La route étroite qui y conduit depuis la vallée s’arrête devant une grange et un mur d'enceinte. Passé une lourde porte en bois, une allée bordée de terrasses en damier mène au château.
Les terres sont composées de champs et de forêts où se mêlent chênes, châtaigniers, frênes et noyers et, en contrebas du château, de variétés anciennes de figuiers, pommiers et pruniers. Située dans un vieux terroir viticole, la bâtisse était autrefois entourée de vignes : les anciennes terrasses, inexploitées, ont disparu sous le couvert du chêne pubescent. Un réseau de canalisations reliant huit citernes, encore en partie accessible, assurait la récupération des eaux de pluie en hiver et permettait l’irrigation des cultures.
À l’arrière du château, sur une terrasse maintenue par des murs de soutènement en grès rose, sont aménagés un jardin et, dans son prolongement, une piscine. Ce premier est composé d’un parterre de quatre compartiments rectangulaires et ponctué de lanternes en terre cuite. Il est accessible depuis le salon par une porte vitrée. La piscine, exposée au soleil couchant, est bordée d’une rangée d’arbres du côté de la vallée. Depuis le château, un sentier permet d’accéder à pied au village.

Le château

La demeure seigneuriale dévoile sa silhouette dans une véritable palette de couleurs. Coiffée d’une toiture en lauzes de schiste aux reflets bleutés, cernée de camaïeux de verts, elle est recouverte d’un enduit à la chaux dont la teinte trouve son origine dans les grès du rougier. Le château, dont l'édification s’est échelonnée sur plusieurs siècles, présente tous les attributs de la féodalité : un imposant donjon auquel est adossé un corps de logis flanqué d'une tour-escalier circulaire. Au 19e s., un deuxième corps de bâtiment et sa poivrière attenante l’agrandissent vers le sud, à l'emplacement d'une construction primitive. De nombreuses ouvertures de tir témoignent de la fonction défensive du site.
Les trois corps de bâtiment qui composent la demeure communiquent à l’intérieur. Le corps de logis du 19e s. et les caves sont desservis par l’escalier à vis de la tour centrale. Le donjon renferme son propre escalier à vis, plus étroit. Le corps de logis du 16e s., situé entre les deux précédents, profite des deux escaliers. La circulation d’un corps de bâtiment à l’autre est ainsi aisée et contribue à rendre le château facile à vivre.
Depuis les belvédères aménagés au sommet du donjon et de la tour-escalier, le regard s’étend sur les toitures du château et le paysage environnant. L’ensemble est un site inscrit (SI).

Le corps de logis du 19e s.

Il se développe en L autour de la tour circulaire centrale à laquelle il est adossé. Sa toiture en croupe porte des fenêtres de lucarne. Il est percé de baies à linteaux droits au couchant et à arc surbaissé au sud, où sa façade s'agrémente d’un balcon. Porté par des arcades dont les claveaux mentionnent les initiales du maître d’ouvrage et la date de 1837, il jouit d'une vue sur la vallée.
L’entrée principale du château, située dans la tour-escalier, est surmontée d’une niche et d’un alignement vertical de fenêtres dont la dernière a conservé les vestiges d’une bretèche. Une robuste porte en bois chanfreinée ouvre sur le palier de l'escalier à vis et permet d'accéder au corps de logis.


Le rez-de-chaussée
La salle de séjour, spacieuse, est éclairée par de nombreuses baies qui ouvrent sur le balcon et le jardin. Les murs, habillés de boiseries à hauteur d'appui, sont peints à la chaux. Un décor délicat les compartimente en panneaux rectangulaires, à l’intérieur desquels sont dessinées de fines guirlandes. Au-dessus des portes, un cadre peint délimite une nature morte composée d’une coupe de fruits entourée de motifs végétaux. Le plancher est disposé en échelle. Le décor de la cheminée, de style Charles X, témoigne de l’assouplissement des formes à cette époque : son manteau, décoré de rinceaux, dessine des volutes. Surmontée d’un miroir, elle est encadrée par deux portes vitrées ouvrant sur la cuisine.
La cuisine, dont le plafond s’agrémente d’un puits de jour, est lumineuse. Elle s'appuie sur le mur nord de la tour-escalier de grès rose dans lequel est percée une baie de la hauteur d’une porte. Sur le mur opposé, une porte-fenêtre ouvre sur le balcon. Sans vis-à-vis, il permet de profiter le soir de la chaleur accumulée par la pierre. Dans un angle, une petite porte en bois donne accès à un cellier situé dans la poivrière. Couvert d’une coupole, les murs laissent entrevoir des archères en croix et des canonnières. Un fenestrou dans une baie ébrasée y laisse pénétrer la lumière.
Le premier étage
Il débute par un couloir desservant deux chambres équipées d’une salle de douche et de toilettes, tout comme l’ensemble des chambres du château.
La première est éclairée par deux fenêtres dont l’une, de grande hauteur et à petits carreaux, est fermée par une barre verticale. Le sol est revêtu d'un parquet droit posé à l’anglaise. Le sol de la seconde chambre, plus spacieuse, est habillé d’un parquet en point de Hongrie. La fenêtre est ici à arc surbaissé.
Au bout du couloir, une porte accède à une mezzanine surplombant la cuisine, éclairée par une grande fenêtre, et au dernier niveau de la poivrière, couverte de l’enrayure sur laquelle est établie la charpente.
Les combles
Le palier du deuxième étage de la tour centrale permet d'accéder à une chambre située dans les combles. De grandes dimensions et entièrement habillée de bois, s'y voit encore l’ancien système de fixation des lauzes sous la forme de clous en bois qui sortent des voliges. Rythmée par les entraits et les chevrons de la charpente, elle est éclairée par des fenestrous carrés dont les embrasures dessinent un toit à deux pans.
Les caves
Elles sont accessibles par l’escalier à vis de la tour centrale. Au centre de la plus grande d'entre elles, deux poteaux en bois portent l’étage supérieur. Posés sur des socles en pierre, ils sont ornés de doucines au niveau du plafond. Une grande porte en bois ouvre sur la terrasse située sous le balcon. Les caves sont constituées de deux autres pièces dont l’une, voutée en plein cintre, est construite directement sur le rocher.

Le corps de logis du 16e s.

De plan carré, il est enserré entre la tour circulaire centrale et le donjon. Son toit à deux pans porte des fenêtres de lucarne. Le premier étage est percé de croisées dont les moulures extérieures sont plates. Un petit bâtiment de service, ajouté a posteriori, le prolonge le long du donjon.


Le rez-de-chaussée
Les portes d’accès à la salle à manger marquent le passage dans un univers plus minéral. Couverte de deux voûtes en berceau croisées, son enduit à tête-vue laisse apparaître les pierres d’encadrement des portes et de la cheminée. Elle est pavée de tomettes patinées qui font écho aux pierres apparentes des murs. La grande cheminée incorporée impose sa présence dans la pièce. La clef du linteau à arc surbaissé porte une pierre armoriée ronde datée de 1592 : elle représente un arbre dans lequel est accroché un dragon, au centre d’une couronne. Le foyer, dans lequel sont logés, outre un insert, un four à pain, des niches murales et un cendrier, indique que cette pièce était à l’origine destinée à un usage domestique. Les fenêtres sont équipées d'un volet intérieur à panneaux ornés de motifs en plis de serviette. Dans un angle, une porte en bois accède à une entrée de service également à usage de cellier, dans laquelle a été aménagé un four à pain.
Le premier étage
À ce niveau, la salle principale du château, aux volumes généreux, présente un décor mural au badigeon de chaux : aux variations subtiles de la couleur crème répond une large frise de rinceaux gris sur fond rouge qui parcourt les murs, près du sol. Deux croisées éclairent la pièce : inscrites dans des embrasures dont le décor rappelle la frise murale, elles portent des vitraux sur le thème de l’amour chevaleresque. Elles sont équipées de volets intérieurs en bois peint, et des coussièges sont aménagés dans l’une d’elles. Le plafond à solives et poutres apparentes est peint dans des tons lie de vin et le sol couvert de dalles de grès rouge. Quelques marches permettent d’accéder à la cheminée d’apparat : le linteau à arc surbaissé est couvert d’une hotte décorée d’un blason peint, et la base des jambages ornée de moulures prismatiques. Un insert est suspendu au niveau du foyer.
Dans un angle de la salle, une porte ouvre sur une chambre située dans le bâtiment de service. Couverte d’un toit à pan unique, son mur de grès rouge porte de longs arbalétriers posés sur des corbeaux en bois.

Les combles
Au dernier niveau du corps de logis, dans un comble à surcroit, une salle de grandes dimensions est à aménager. Elle est éclairée par des fenêtres de lucarne, et un large conduit de cheminée habille l’un des murs.

Le donjon

Unique par sa forme, il est l’un des rares donjons médiévaux circulaires construits en Aveyron. À l’origine surmonté d’un mâchicoulis, il s’allonge du côté du corps de logis pour tendre vers un plan carré. Il s’élargit à la base d’un empâtement en pierres apparentes, et la toiture à croupe ronde s'étire jusqu'au faîte. Il est percé de demi-croisées dont les montants extérieurs sont couronnés de fleurs de lys. À l'intérieur, chacune des salles, de plan carré, est voutée en plein-cintre.


Le rez-de-chaussée
La porte d’accès au donjon, située dans la salle à manger, est agrémentée de moulures chanfreinées. Passé l’escalier à vis, se dévoile une vaste salle dont les murs sont couverts d’un enduit à pierre-vue. D’une épaisseur de deux mètres à leur base, ils prennent appui directement sur le rocher. Une cheminée incorporée à arc surbaissé, équipée d’un insert rond au niveau du foyer, s’adosse à celle de la salle à manger. L’accès à la fenêtre, en position haute, est élargi à mi-hauteur pour permettre le passage de la lumière.
Le premier étage
La deuxième salle du donjon est couverte d’un badigeon d’une extrême finesse qui laisse apparaitre les pierres d’encadrement de la porte et de la cheminée, et s’harmonise avec les dalles du sol. Incorporée à arc surbaissé, la cheminée présente des ouvertures de tir au niveau du foyer. En face, un claustra en bois, qui s’étend le long de la pièce, dissimule une salle de douche. Les fenêtres carrées sont équipées de volets intérieurs en bois, comme chacune des ouvertures du donjon.
Le deuxième étage
La troisième salle voûtée est éclairée par deux fenêtres à demi-meneaux. Le badigeon mat des murs restitue la lumière en d’infinies variations, dans une palette de couleurs claires et naturelles. À l’emplacement du conduit de cheminée, une salle de douche est dissimulée derrière une cloison en bois. Le sol est habillé de dalles beiges.
Le troisième étage
La voute est ici orientée dans le sens inverse des étages précédents, afin d’équilibrer la structure. Deux demi-croisées laissent pénétrer la lumière, et la salle de douche est en partie dissimulée derrière des claustras en bois.
Les combles
Une échelle de meunier et une trappe permettent d’accéder aux combles. La charpente, réalisée au 18e s., est simplement posée sur le sommet du donjon. Elle est composée de deux enrayures superposées dont l’une est à seulement quelques centimètres du sol recouvert de grès rouge. Une baie percée dans la toiture ouvre sur un belvédère d’où la vue porte sur les collines environnantes.

Les dépendances

Elles se composent d'une grange et d'un sécadou.


La grange
Située en amont et dans le prolongement du mur d'enceinte abritant le portail d’entrée du château, elle est construite en grès rouge sur deux niveaux. À l’origine voutée au rez-de-chaussée, ses vastes volumes laissent imaginer de multiples usages : bergerie, étable, écurie, atelier, cave à vin ou bûcher, etc.
Le fruitier
En aval du mur d'enceinte, l'ancien séchoir à châtaignes est un petit bâtiment rectangulaire couvert d'un toit à deux pans en lauzes de schiste et accessible par une porte en bois.

Ce que nous en pensons

Remarquablement homogène, le château témoigne de l'époque féodale par la robustesse de ses structures et son organisation, de la Renaissance naissante par le décor des portes et cheminées, et de la modernité du 19e s. par le confort et la lumière apportés par la dernière extension. Il développe une architecture de transition et marque le début de l’influence de la Renaissance en Aveyron. Objet d’une restauration exemplaire par sa qualité et son raffinement, la présence du bois et les teintes naturelles et lumineuses des enduits et décors intérieurs ont adouci son imposante silhouette et l'ont rendu confortable et agréable à vivre. Les espaces à aménager, les terres autrefois cultivées et les réserves d'eau souterraines à réhabiliter sont autant de sources d'inspiration qui ouvrent le champ des possibles.

Vente en exclusivité

1 350 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 765975

Surface cadastrale 15 ha 22 a 44 ca
Surface du bâtiment principal 402 m2
Nombre de chambres 7
Surface des dépendances 180 m2



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Conseiller

Caroline Caron de Panthou +33 1 42 84 80 85

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