Dans un hameau gardois, entre Cèze et Ardèche, un ancien castrum
dominant l'horizon jusqu’aux Cévennes, son gîte et ses 12 ha de terres
Issirac, GARD languedoc-roussillon 30760 FR

Situation

Au sommet des plateaux du nord du Gard, le village d'Issirac a prospéré grâce au point d'observation privilégié qu'il donne sur les monts environnants ainsi qu'à son terroir, d'où procèdent d'excellents produits agricoles et viticoles. Ses nombreux hameaux, qui entourent le lieu-dit où se situe la propriété, accueillent des bâtisses dont les noms aux sonorités occitanes rappellent les temps anciens. Ledit hameau, enlacé par la zone Natura 2000 de la forêt de Valbonne, en surplomb de celle de La Cèze et de ses gorges, est accessible par une route goudronnée, à une demi-lieue du centre du village et à 30 min de l'autoroute A7. Montélimar et sa gare TGV, qui dessert Paris en 2 h, se trouvent à environ 50 min de route. Avignon et Nîmes, avec leurs gares TGV respectives et leurs aéroports internationaux, sont à 1 h. Le duché d'Uzès, enfin, n'est qu'à 40 min de là.

Description

Unique accès depuis le village, le chemin goudronné cède rapidement la place à une piste pour les derniers hectomètres jusqu'à l'entrée de la propriété. Le hameau du Sauvan incarne pleinement son nom occitan, dérivé du latin "sylvanus" – "homme des bois". Refuge dans un désert vert, il se révèle à travers l'émergence de quelques bâtisses en contrebas de la place où les véhicules stationnent. Soigneusement aménagées par les propriétaires qui ont restauré le hameau à partir de ruines, des calades et des marches mènent à une place centrale d'où la vue sur l'horizon vers le couchant est imprenable, avec les monts cévenols en fond : mont Lozère et mont Aigoual.
Constituant une évidente protection naturelle, les gorges de la Cèze, dont les méandres et les falaises se donnent à voir en cet endroit, sont habitées depuis des milliers d’années. La région s’est ensuite développée grâce à la présence templière, qu'atteste le village de Montclus avec son donjon carré, reste d’un château édifié en 1275, ou la commanderie de Bernas qui dépendait de ce dernier. Le Sauvan, tombé en ruines et dans l’oubli durant des décennies, a vu son histoire s’effacer. Cependant, sa position dominante et sa communication avec le "Castrum de Montecluso", ainsi que la présence en son sein d’éléments plus anciens de fortification, laissent à penser qu'il était un point stratégique pour l’ordre du Temple.
Les bâtiments de la propriété tels qu'ils apparaissent à ce jour sont une succession de constructions sans doute débutée au 13e s., qui s’articulent autour de la place centrale et de son calvaire. L'ensemble se divise en cinq espaces distincts d’habitation – sans compter le gîte, ancien séchoir bâti de l'autre côté de la place, au sud : "le grand mas" et "le tunnel", accessibles depuis la cour sud, "les paillers", "l’épiscopal" et "les muriers", depuis l’allée, à l’est. Entièrement clos de murs en pierre, il ne s’ouvre qu’au sud, sur une première cour, au bas d'une volée de marches. Il est accessible par un porche surmonté d'une clé de voûte de 1783, auquel est accolé un imposant four à pain au toit en lauze – dans un état de conservation exemplaire –, ou bien au nord par une imposante porte cochère surmontée d’un linteau en châtaignier, qui ouvre sur une seconde cour.
Bâtisse la plus imposante du hameau, le grand mas s’étire selon un axe sud-nord depuis la place du tilleul jusqu’à l’allée des muriers, qui longe la façade orientale de l'ensemble. Si cette dernière, bordant des habitations d'un seul niveau, semble basse, les façades occidentales, bénéficiant de la déclivité du terrain, sont, elles, à trois niveaux. Les bâtiments ont été édifiés en pierre calcaire, taillée pour les jambages ou éléments de structure, ou en appareil assise pour les murs de construction. Les toitures des différents corps sont en tuile canal. Soucieux de la conservation d'un patrimoine architectural d'importance, les actuels occupants ont entrepris la réfection totale des toits il y a moins de deux ans.

"Le grand mas" - L'appartement

Située dans le corps le plus au midi de l’ensemble bâti, l’accès se fait depuis la cour intérieure qui jouxte la place centrale. Il faut gravir quelques marches, à l’abri d’un pan de toiture, pour découvrir un perron et une large porte piétonne au jambage en pierre de taille blanche, aux chambranles et au linteau sculptés de plusieurs corniches en quart-de-rond. Ce dernier est surmonté d’une niche murale de protection, où une cruche a remplacé la Vierge, et couronne lui-même une imposte vitrée.
L'entrée ouvre sur la pièce centrale, au sol en dalles de pierre calcaire, remarquables par leur diversité de formes et leur patine, avec cuisine ouverte et espace salle à manger-salon. De part et d’autre, se tiennent deux chambres à coucher. L’âtre, d’où l’ancien gardien des lieux apercevait les passants franchir la porte cochère au nord, est aujourd’hui agrémenté d’un poêle à bois. Les trois pièces du niveau ouvrant au couchant bénéficient d’un ensoleillement généreux par diverses baies. De nombreux éléments d'intérêt ont été soigneusement conservés et mis en valeur, notamment les dalles de pierre et carreaux de terre cuite, les voutains de pierres dans la chambre la plus méridionale.
En retrait de la cuisine, l’escalier central en calcaire taillé mène à une salle de bain et à ses toilettes, suivi d’une volée de marches en bois qui accède aux chambres du niveau sous toiture, où la charpente ancienne en châtaignier et pin se dévoile. Les sols de l'appartement sont majoritairement recouverts de carreaux en terre cuite.

"Les paillers"

Également accessible depuis la cour du midi, en gravissant l’escalier droit qui longe le mur d'enceinte oriental, ou depuis l’allée des mûriers à l’extérieur de l'ensemble bâti, par une porte-fenêtre, le deuxième logement relie harmonieusement l’appartement du grand mas à l’épiscopal. Il assure une transition fluide entre les deux espaces de vie, permettant aux résidents de bénéficier des commodités de part et d'autre tout en conservant une réelle indépendance.
Réaménagé récemment pour répondre aux besoins contemporains, le niveau principal, au sol lui aussi en dalles de pierre, est composé d'une cuisine ouverte, d'un salon et d'une chambre. Un escalier de bois en colimaçon et une échelle de meunier mènent à la chambre supérieure, qui accède à la salle de bain partagée avec le grand mas.

"L'épiscopal"

Élément central du grand mas, il constitue aujourd’hui l’habitation principale de l'ensemble et se développe sur plusieurs demi-niveaux. Le hall d’entrée, accessible depuis l’allée des mûriers, est le point nodal qui articule les pièces de vie au niveau supérieur : cuisine ouverte sur salle de séjour, bureau et chambre. La terrasse, directement accessible depuis la cuisine, se tient dans un recoin du bâtiment et s’étend en direction du couchant. Elle permet de prendre le temps d’apprécier les paysages gardois qui se déploient sous ses murs. En contrebas du hall, se trouvent les pièces secondaires : salle de bain, toilettes et cellier.
Dans ce qui semble être la partie la plus ancienne du bâtiment, une élévation intérieure est localement limousinée en opus spicatum, une technique couramment utilisée à l’époque romaine, puis durant le haut Moyen Âge, notamment dans les murs d’enceintes médiévales et de logis de châteaux en pierre dès le 6e s. Cela coïncide avec la présence d’une tour castrale dont les fondations solides sont visibles depuis la cour nord et s’élèvent contre la terrasse.

"Les muriers"

Plus humble que les autres corps de bâtiment, la construction, mitoyenne, se situe dans le prolongement de l’allée des muriers, vers le nord. Aménagé en habitation plus rustique que les précédentes aux deux mêmes niveaux, le logement est composé d’une cuisine ouverte sur une salle de séjour et d’une salle de bain au rez-de-chaussée. L'étage, accessible par un escalier en bois, se partage en deux chambres ainsi qu’une terrasse en bois ouverte sur le nord-ouest.

Les caves, la savonnerie et "le tunnel"

Le niveau inférieur du grand mas est un dédale de caves qui lient les deux cours. Dans celle située au nord, sous le large préau qui s'appuie contre la terrasse de l’épiscopal, le toit abrite en son fond un atelier qui est aujourd’hui mis à disposition d'une savonnerie produisant uniquement des savons végétaux, en partenariat avec des producteurs locaux certifiés en agriculture biologique. Au sud, la cour qui accueille les entrées du grand mas et des paillers abrite un logement supplémentaire appelé "le tunnel" : un studio de quelques mètres carrés qui bénéficie d'un extérieur logé dans un recoin du bâtiment, idéal les jours de grand mistral.

Le gîte

Sis au midi de la place centrale, le gîte est un corps de bâtiment indépendant, à la toiture en tuile canal à pan unique, versant au couchant. Toutes ses pièces – un salon-salle à manger, une chambre à coucher et une salle de douche avec toilettes, aux sols et aux murs de pierres – bénéficient d’un ensoleillement généreux, grâce aux larges baies percées sur toute la longueur du bâtiment à l'étage, et aux portes-fenêtres à la française au rez-de-chaussée. La terrasse, dans le prolongement du corps, forme un lieu intime, protégé des regards par les hauts chênes qu’elle surplombe.
Le gîte est loué à la semaine, principalement lors de la saison estivale, mais il est disponible et appréciable toute l’année, permettant de passer un séjour suspendu, à l’abri du tumulte moderne.

Les terres

S'étendant sur près de 12 ha et encerclant le hameau, elles sont en majorité composées de garrigue et de bois, incluses dans la zone Natura 2000 de la forêt de Valbonne. Au pied du grand mas, des prés se développent, dont près de 3 ha sont loués avec un bail rural de 9 ans au centre équestre voisin. Plusieurs points de vue, chacun depuis un angle singulier, permettent d'apprécier la bâtisse dans son environnement, juchée sur son promontoire.

Ce que nous en pensons

Comme Sylvanus, l'imposante bâtisse est imprégnée de la puissance et de la sagesse de la nature environnante. Ses fondations paraissent enracinées aussi profondément que les arbres centenaires, se fondant avec le sol nourricier. Et, tout comme le dieu des forêts veille sur son royaume végétal, l'ancien castrum protège son territoire avec son aura de mystère et sa majesté.
Pierre et terre cuite partout dominent, le paysage foisonnant comme les espaces habités, où la vie semble procéder de la minéralité quand tout n'est que verdure autour. Et de l'aube au crépuscule, de l'embrasement des montagnes à celui du ciel, les champs alentour donnent couleurs aux saisons qui défilent, peignant la nature et ses reliefs d'une éphémère beauté. Ici, chaque jour est un nouveau tableau.

Vente en exclusivité

950 000 €
Honoraires à la charge du vendeur


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Référence 199711

Surface cadastrale 12 ha 35 a 82 ca
Surface du bâtiment principal 460 m2
Nombre de chambres 6
Surface des dépendances 60 m2



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Conseiller
Garrigues d'Uzès et vallée de la Cèze

Joël Rozier +33 1 42 84 80 85

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NB: Les informations mentionnées ci-dessus résultent de notre visite sur place, mais également des informations reçues du propriétaire actuel de ce bien. Elles n’ont vocation ni à l’exhaustivité, ni à une stricte exactitude notamment quant aux surfaces relevées ou aux époques de construction. A ce titre, elles ne sauraient engager notre responsabilité.